Mazagan: Madame Chabou


Si on suit les explications données par ces Historiens / Historiennes d’occasion qui ne font que du plagiat et acrobatie de kidnapping historique et intellectuel sans vergogne et sans ajouter aucune valeur sur l’identification de Madame Chabou.

Alors si on suit les explications données par ces Historiens / Historiennes d’occasion qui ne font que du plagiat et acrobatie de kidnapping historique et intellectuel sans vergogne et qui n’ajoutent aucune valeur sur l’identification de Madame Chabou, on peut dire que Mazagan avait Boco – Boco de Madame Chabou et voila une photo qui prouve cela?

VRAI OU FAUX?

Haj Allal Kacemi Pacha de Mazagan et son Secrétariat Recevant une Délégation de Femmes venues de France pour une visite des réalisations sociales et urbaines de la Ville de Mazagan

Eugénie Rubenstein, first female doctor in Morocco

In May 1913, the General Commissioner of France in Morocco, General Xavier Lyautey, issued a notice to the Faculty of Medicine of Paris, calling for French women doctors in Morocco. 

I was the only one to answer it and, in May 1913, on the basis of the scientific titles that I had provided at the Residence in Rabat, I was appointed by General Lyautey as a trainee doctor for public health in Morocco with a salary of 6 000 francs per year. It was exactly what my husband earned in AOF, an unhealthy colony to which access was forbidden to women and children. 

“My resolution to go to Morocco seemed reckless to my friends: this country offered neither organization nor security nor roads nor means of communication. Its primitive population, with customs so different from ours, was hostile to us.  Corn, confident in the policy of France, in the valor of the man that was General Lyautey, confident even to temerity, animated by a firm will to succeed, to earn my living, I embarked on Venezuela in Bordeaux for Casablanca, September 18, 1913, accompanied by my eldest son and a Luxembourg nurse. I was the only one to take on these serious responsibilities for the future, to organize the transport of furniture and luggage, to leave for an unknown Mazagan…

My husband approved of me from afar…”

Excerpt from the book “La Femme de Mazagan” by Nelcya Delanoe – Author: maxix (IP registered) – Date: February 26, 2005, 7:34 PM

Madame Chabo de Mazagan ? ou bien Chabo et Bojor Dialek pour Dr. Eugénie Delanoë – Rubenstein – La Pierre Précieuse de Rubis

La femme de Mazagan renvoie à sa grand-mère Eugénie (1887-1951) la première de la famille Delanoë à venir s’installer au Maroc, à Mazagan (El Jadida aujourd’hui) plus précisément en tant que médecin, dès 1913, à peine une année après l’installation du pays sous la tutelle française. Née Rubenstein, d’une famille juive russo-polonaise, Eugénie avait quitté la tyrannie tsariste dès 1904 pour aller s’installer à Paris qu’elle a tant aimé.

C’est en tant que citoyenne française que la doctoresse Eugénie Delanoë, la première femme médecin au Maroc, débarque à Mazagan, la ville où elle passe toute sa vie, où elle était connu avec son mari, lui-même médecin, dans la population marocaine sous le nom «Monsieur et Madame Delanuit», ou plus fréquemment encore sous la qualificatif «T’biba». C’est à El Jadida également qu’elle est enterrée avec son mari.
Leur aura était telle que les deux rues attenantes à l’hôpital où les deux époux ont exercé, portent leurs noms depuis.

Mazagan – El Jadida: Au fait qui est Madame « CHABOU »?

Said El Mansour Cherkaoui Admin · Orignally publié – le 5 Mars 2015

Première Femme Médecin au Maroc Énigme Spéculative et Histoire Réaliste Madame Chabou de Mazagan

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​Parmi les premières femmes médecins qui ont marqué la profession médicale au Maroc, on peut citer : Eugénie Rubensteinë qui est née à Souwalki (Russie). Dr. Eugénie Delanoë est une pionnière dans la mise en place des structures de santé pour et a Mazagan et Doukkala. La Première Femme-Médecin au Maroc

En effet, on parle encore de Madame Chabbou – Chapeau – au fait, chaque dispensaire ouvert a Mazagan-El Jadida, on l’appelait à l’époque Chez Madame Chabbou. Lorsque petit, j’entendais le nom de Madame Chabbou, j’ai cru que c’était les Sœurs Dominicaines qui existaient a Mazagan-El Jadida, vu la grande coiffe qu’elles portaient sur la tête. Une d’elles fut la Sage-femme de ma Mère et contribua a la naissance de plusieurs membres de ma Famille, y compris celui qui écrit ces lignes.

Said El Mansour Cherkaoui – Avr 9, 2015

 El Jadida  Mazagan ⵎⴰⵣⴰⵖⴰⵏ  Mazagão Doukkala  Morocco

Alors qui est Madame Chabou?

Parmi les premières femmes et hommes médecins qui ont marqué la profession médicale au Maroc et a Mazagan – El Jadida, on peut citer: Eugénie Rubenstein qui est née à Souwalki (Russie). Assis sur la photo: de gauche a droite, Dr. Antoine Paoletti, Dr. Blanc au milieu et a a droite Madame Chabou – Dr. Eugénie Rubenstein

Certains disent que Madame Chabou c’est Madame Chaperon – BIZZZZARE BAZZZZAR

D’autres prennent le train en marche et sautent dedans comme des resquilleurs sans prendre le temps de corriger leur propre désignation et publient leur affirmations infondées avec ce titre: “Quel lien entre Eugène Rubinstein Delanoé et Madame Chaprot ( Chapeau)?”

– Chapeau pour une telle baliverne !!!!

Une de ces rapporteuses eut même le “culot courageux” de copier et inclure textuellement des parties de mes propres écrits sur Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein / Madame Chabbou et cela sans citer la source de mon travail”, un plagiat flagrant de Culotte]

En réalité, Madame Chaperon ou Madame Chaprot est venue bien plus tard et n’avait point construit aucun lieu de soin, ni dispensaire, même pas une infirmerie et donc cette Madame Chaperon était juste une infirmière toute simple et n’avait aucune réputation de la même intensité et admiration dont jouissait et continue de jouir Eugénie Delanoë Rubenstein qui était appelée en sa présence par le surnom de Tbiba et entre les habitant/es de Mazagan et Doukkala elle était connue comme Madame Chabbou et que même le dispensaire qu’elle construisit, les Mazaganaises le nommaient et le désignaient par le nom/surnom de “Madame Chabou”.

Aussi Madame Chabou, la notre Dr. Rubenstein, c’est elle qui a veillé a la construction de l’Hôpital Municipal – Sbitar Manicibou dont le Maréchal Lyautey la chargea d’accomplir et avec qui elle avait entretenu une relation mutuellement respectueuse et attentive ainsi que amicale.

Notre Doctoresse Rubenstein – Madame Chabou

Dr. Rubestein s’attela a la tache de la construction de l’Hôpital au niveau de la répartition des responsabilités au niveau des soins et du traitement des maladies ainsi que sur le plan de la recherche et le développement de remèdes appropriés. Elle organisa les bâtiments selon les besoins de l’époque vu les maladies infectieuses et aussi une partie de l’hôpital servait a la fois la population européenne et les miliaires et leur personnel des casernes.

L’Hopital Munipal était donc un établissement de santé publique avec aussi en son sein des bâtiments réservés pour les fonctionnaires et les militaires de l’Etat Français. Cinq ou six casernes militaires existaient a Mazagan sans compter celles des policiers et des goums marocains.

Dr. Rubenstein avait donc en quelque sorte arrangé les plans de la construction de cet Hôpital Municipal a Mazagan qui fut l’un des premiers au Maroc.

Ainsi, Dr. Rubenstein commença a construire des dispensaires Madame Chabou.

Pour elle, il fallait en premier former des infirmiers et surtout des infirmières musulmanes ou au moins des aides et assistantes – infirmières vu qu’a l’époque les femmes musulmanes ne se rendaient pas chez un docteur ou un soigneur masculin.

Par respect a cela, Docteur Rubenstein veilla a la formation d’une équipe de Marocaines Musulmanes comme moyen a la fois d’encourager les femmes musulmanes a venir a l’Hôpital pour se faire soigner et aussi d’avoir des interprètes a ses cotés et comme support du personnel médical qui était en majorité composé d’Européennes et d’Européens.

Pour synthétiser donc, Madame Chabou notre Doctoresse Rubenstein avait ainsi établi son nom a travers la visite directe faites dans les maisons et les Nouailles et Brarek et les environs de la campagne et cela du coté de Kamra l’entrée de Mazagan par la route de Marrakech la fut aussi construit un Dispensaire Madame Chabou connut sous le nom de Madame Chabou de Sidi Yahya.

et cela afin que les femmes et les jeunes filles musulmanes et judaïques soient encouragées a venir a l’Hôpital Municipal et par la suite se rendre aux dispensaires qu’elle avait en quelque sorte installé dans des locations proches des quartiers populaires habités par des Musulmanes et des Judaïques. En fait, Madame Chabou se rendait souvent elle-même dans les goubris des pauvres familles pour les soigner et leur démontrer son dévouement a leur santé.

Cette priorité accordée aux femmes autochtones fut une des raisons aussi que les dispensaires appelés Madame Chabou étaient devenus connu comme des lieux pour les soins des bébés, l’éducation des mères ayant un nouveau né, et leurs enfants. En ce temps, les adultes n’étaient pas acceptées dans les dispensaires Madame Chabou.

Cette approche fut privilégiée par Dr. Rubenstein afin d’instaurer une confiance totale chez les femmes autochtones et leurs maris vu les traditions a l’époque était d’une autre dimension et d’une autre envergure sociale et culturelle.


A première vue, Madame CHAPERON est venue bien bien après l’installation de la Doctoresse Eugénie Delanoë Rubenstein, qui fut aussi la premiere portant un chapeau des son arrivée a Mazagan. Le grand Chapeau faisait parti du style d’habillement feminin de l’époque comme il fut aussi jusqu’aux années cinquante et même au delà et cela pour les hommes comme couvre-chef, d’ou vient l’expression de “Chapeau!” et “Chapeau bas” pour saluer une personne ou reconnaître la bonne action entreprise


Ainsi, les écrits qui copiaient mes publications sur Madame Chabou se distinguent par plusieurs laps au niveau des indications historiques comme réponses aux questions pré-citées ci-haut, certains chroniqueurs de ces petites histoires de la Grande Histoire de la Ville de Mazagan – El Jadida ont affirmé que le qualificatif de Madame Chabbou provenait de Madame Chaperon et c’est leur droit le plus absolu d’être dans le tort et la fausse route historique de notre Ville.

Par de telles différentes appellations de celui ou celle qui prétend définir l’Histoire Médicale de notre Cité de Mazagan, cela confirme aussi le désarroi de leur empressement de vouloir trouver des justificatifs a la sauvette et cela aussi saute aux yeux que l’on s’empresse de presser leur cas dans la presse sans vraiment prendre du recul par rapport a la véracité même du nom, du surnom et de ses attributs dans le langage de la Darija dans la Région des Doukkala?

Tbiba Rubenstein au Maroc et Madame Chabbou pour le Peuple de Mazagan: Rendre Rubis a la Pierre Précieuse de Doukkala

Ce que je cherches ici est de rétablir un lien historique a des faits sociaux de notre ville natale, la polémique stérile n’a pas place dans mes écrits donc si une personne veut avancer dans le même chemin de la recherche, de l’exploration et de la découverte de faits historiques, il faut avoir le sens de l’intégrité intellectuelle et de la collaboration méthodique pour soutenir des faits a partir d’une vérification et une confirmation des connaissances des uns et des autres soutenus par une documentation ou des sources primaires de qualité et de haut niveau d’intégrité et du savoir, en l’occurrence les sources primaires et les témoignages de personnes ayant vécu lors de l’avènement et de l’événement.

Ce n’est pas parce qu’on déclare une rumeur ou on publie une sottise que cela devient une vérité.

Notre droit est de rétablir la vérité sur les fondations de son propre équilibre analytique solidifiées par des liens chronologiques. Pour cela, il faudrait mettre en valeur l’écrit a travers une grille d’analyses et d’explications et non seulement a travers une seule référence et un rappel sans suite: Ainsi, on construit un collage avec des noms d’infirmiers et d’infirmières sans aller a situer cela dans le temps et dans l’espace si ce n’est dans l’Historicité de toute la Ville de Mazagan.

Afin d’enraciner la logique événementielle de l’Histoire de Mazagan – El Jadida sur ce chapitre de Madame Chabbou, il serait sage de commencer a trouver des réponses aux questions suivantes que j’adresse a nos Historiens/nes qui déclaraient avec fanfare que Madame Chapron n’est que Madame Chabo, alors si votre croyance est grande, vous pouvez puisé dans vos connaissances relatives et répondre aux questions suivantes afin de prouver l’exactitude et la véracité de vos déclarations rapides et non fondées.

On serait tous comblé pour le bien de notre ville et pour qu’une démarche dans ce sens soit prise au sérieux, il faudrait respecter certains principes de base de recherche historique pour énoncer la véracité de la citation et de la référence notamment en ce qui concerne Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë, la procédure devrait satisfaire et répondre a ce qui suit, a savoir:

  • Avoir connu directement les deux dames ou bien avoir connu des personnes proches de leur entourage
  • Donner des dates exactes sur la/les contribution/s directe/s de Madame Chaperon, y compris dans la construction et l’établissement des centres de soin a la lisière des quartiers populaires uniquement destinées aux “autochtones.”
  • Est ce que Madame Chaperon maîtrisait la langue Darija du Maroc comme Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein ou bien se servait de traducteurs.
  • Est ce que Madame Chapron avait le titre de Docteur, alors quels sont les soins et les services qu’elle fournissait et a qui?
  • Les relations de Madame Chaperon avec les autres docteurs de son temps ….et qui sont-ils?

En plus de cette déontologie du vrai Historien/ne, on peut aussi légitimement se poser les questions et les interrogations suivantes et non essayer de cacher l’horizon de l’exploration et la découverte historique par des signaux de fumée comme affirmations sans fondements, ce que le vent de la mémoire peut balayer plus vite que la poussière du sable du désert de la prétendue connaissance !!!!

  • Qui a construit le Dispensaire portant le nom de Madame Chabbou et quel est son emplacement?
  • Qui supervisait ce Dispensaire et qui sont les Médecins qui le visitaient?
  • Est ce que Madame Chapron a collaboré avec Dr. Antoine Paoletti?
  • Est ce que Madame Chapron avait participé dans les œuvres de bienfaisance et de vaccination des femmes de Mazagan et de Doukkala?
  • En quelle année Madame Chaperon a travaillé comme infirmière dans le dispensaire Madame Chabbou et quelle est la date de son arrivée a ce même dispensaire?
  • Est ce que Madame Chapron rendait visite a domicile aux patientes?
  • Elle vient d’ou cette Madame Chapron et quel est son prénom?
  • Elle habitait ou et comment elle vivait a Mazagan?
  • Quelle est la Famille proche et distante de Madame Chapron?
  • Ou se trouvait Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein pendant tout ce temps?

Nous, on connait depuis tout petit, comme Petit Marocain, nous on connait le Petit Chaperon Rouge, la Galette, la Grande-Mère et le Méchant Loup?

Allah Atina Saha

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Culture de la Keniya, Identité Culturelle et Symbole Professionnel

Dans le contexte de notre culture populaire et régionale de Mazagan et Doukkala, les surnoms dominent les noms et les prénoms. L’apport de la culture européenne et en particulier l’impact technique d’origine Française dans les villes comme dans les compagnes avaient crée une langue et un dialecte hybride qui peuvent être considérés comme une sorte de langage créole dont la prononciation était ni pleinement arabe ni européenne.

Madame Chabbou de Mazagan ? ou bien Chabbou et Bojor Dialek pour Dr. Eugénie Delanoë – Rubenstein – La Pierre Précieuse de Rubis

Pour situer ces sortes de communication au sein de notre communauté de langue Doukkalaise, on se referait a un tel langage, une langue d’Acien Combattant que même ce qualificatif fut prononcé comme “Anssiene Combata” ou bien “Douziame Halouf.”

Ce langage d’Ancien Combattant avait son propre lexique de mots, de définitions et de métaphores.

A ce que je sais de mes proches comme des autres, on ne se souvient pas de Mme Chaperon comme Médecin et comme fondatrice des dispensaires a la limite des quartiers populaires de Mazagan, surtout ceux a l’orée des quartiers ou coexistaient les Musulmans, les Judaïques et les Européens. Un choix stratégique de ces dispensaires fut l’oeuvre de Madame Chabou et son équipe de Docteurs, Infirmiers/Infirmières et administrative dont plusieurs furent des Marocains Musulmans et Judaïques servant d’interprètes et comme symbole de confiance de la population dans la provision des soins par des étrangers.

L’autre dimension qui demeure aussi une interrogation plus qu’une réponse, l’oeuvre de Madame Chabbou fut directement financée par le Maréchal Lyautey qui accorda une aide sans retenue vu son attachement directe au Maroc et surtout au Deauville Marocain qu’il voulait construire a Mazagan et aussi vu l’importance de la garnison militaire et son lieu d’estivage face a l’Océan.

Cet attachement et identification dans le rôle social fut présent dans l’oeuvre de Lyautey au Maroc [a part la parenthèse des conquêtes et ce que l’on appela la Pacification du Maroc avec comme haut lieu, la resistance du Rif]. Lyautey ne voulait pas répéter les dégâts de la présence militaire en Algérie, au Vietnam et a Madagascar. Pour Lyautey, le Maroc et la Monarchie marocaine étaient des symboles a protéger et préserver et la culture marocaine devrait ainsi bénéficier d’une telle politique coloniale de préservation du patrimoine national et culturel marocain. Ainsi, plusieurs domaines au Maroc surtout dans les centres urbains avaient en quelque sorte bénéficier de cette approche véhiculée par une vision de modernisation souple puisque le coté traditionnel marocain fut considéré comme une référence voisine et non un anachronisme a effacer de l’horizon et du panorama marocain.

Dans le cadre d’une telle politique d’assimilation et de préservation, le Maroc devient la destination de celles et ceux qui voulaient être des acteurs et des participants dans cette politique nouvelle de la colonisation française dans des territoires jusque la considérés comme des lieux d’échange et relations commerciales et non de résidence et séjour permanent. Ainsi les agents consulaires n’étaient plus les seuls avec les commerçants étrangers les principaux “immigrés” européens au Maroc.

On assista des lors a un déferlement d’européens au Maroc dont beaucoup furent des individus voulant apporter la civilisation occidentale a des pays considérés comme orientaux ou bien ayant un besoin profond d’apprendre le modernisme et d’adapter les moeurs occidentales. Dans un tel élan civilisationnel drainé et conditionné par des propagandes et des campagnes d’information des approches ethnocentriques ou stéréotypes, certains Européens étaient sincèrement dévoué/es a l’apport de l’aide aux peuples des nouvelles colonies de l’Afrique du Nord et parmi eux existaient des Maîtresses et Maîtres d’école et de travailleurs sociaux qui étaient venus par exemple au Maroc par conviction de la foi d’aider ou par désir de contribuer a répandre l’éducation, nous les avons eu dans nos classes élémentaires et primaires comme dans les hôpitaux et les dispensaires, avec nos “Massourates – les Sœurs Dominicaines” offrant des soins comme infirmières et des services de soutien social et la Fameuse Madame Chabou qui avec Dr. Paoletti avaient géré l’Hôpital Municipal de Mazagan et avaient aussi établi des dispensaires pour les Femmes Marocaines de Mazagan et leurs bébés.

Tradition Orale et Faits Historiques

La Primauté du Qualificatif de Madame et de Ouled Mi dans le langage populaire des habitants de la Ville de Mazagan – El Jadida:

En fait le qualificatif de Madame prit du Français et incorporé dans le langage courant de la Darija a Doukkala etait entre autre l’équivalent et la prolongation dans une langue étrangère de la pratique et l’habitude des Doukkalais de designer des personnes familières par le prénom de leur mères en les appelant Ouled Mi Aicha par exemple ou Ouled Mi Fatima.

Cette tendance a appeler les garçons et les filles par le nom de leur mère était issu du fait que nos propres mères connaissaient les mères du reste des enfants du quartier dans lequel nous vivons et résidons. Ceci est facilité par le fait que le quotidien est partagé entre les femmes et les mères comme la tradition et les conditions sociales et économiques de l’époque l’imposèrent, les mamans restaient dans leurs foyers et prenant soin de leurs enfants alors que les hommes étaient aux champs ou au travail ou bien cherchant un moyen de gagner le pain pour toute la famille. Si un différent apparaît entre les enfants dans la rue ou a l’école, les enfants le rapportait a leurs sœurs ou leurs mères en mentionnant le nom de la mère de celui qui avait commis la faute. Meme dans le cas ou on cherchait a ne pas avoir nos mères intervenir, on allait frapper a la maison de la mère pour se plaindre de son fils ou de sa fille. On connaissait les Mères habitant dans notre quartier, parce qu’elles aussi en connaissant nos mères, elles pouvaient nous demander de faire des courses dans le magasin voisin ou amener le pain au four du quartier pour le faire cuire.

Dans un tel environnement transparent, Il existait donc une interpolation entre le social, le culturel et la connaissance de l’autre et cela même dans l’appellation et le surnom donnée au prochain ou le collègue et en premier le voisin et le camarade de classe a l’École Primaire. L’utilisation du qualificatif de Ould Mi Fatima ou Mi Aicha dura toute une existence y compris durant la pratique du sport et le surnom donné aux coéquipiers devenus adultes.

Durant l’avènement du Protectorat Français, les femmes de Mazagan fréquentaient les mêmes événements entre elles telles que la célébration des naissances, du mariage et des autres fêtes religieuses sans oublier la Diafa, allaient ensemble au bain publique du quartier, faisaient leurs courses et leurs achats personnels ensemble et donc elles partageaient un certain nombre de traditions entre elles sans la présence du genre masculin. Les magasins de la Kissariya et beaucoup d’autres, tel que le magasin “La Mode de Paris et Haziza étaient aussi réservées en grande partie aux clientes.

Madame dans la Désignation des Services

  • Madame Charouite: on appelait cette usine de textile Madame Charouite vu qu’une Dame était responsable du paiement des chiffons que vendaient les habitants de Mazagan a cette usine qui les transformait en tissu vu la pénurie du coton a cause de l’interception des bateaux par les sous-marins du régime nazi durant la Seconde Guerre Mondiale. En fait, un de ces sous-marin nazi avait échoué sur les rochers de la cote de Jorf Lasfar
  • Madame Racca c’est une petite école ou les jeunes filles de Mazagan apprenaient la dactylographie et la sténographie. On utilisait juste Madame Racca pour designer cette école.
  • Madame Benattar, une dame renommée pour sa couture, sa confection des chemisiers, des robes, des jupes et des ensembles pour les Dames.
  • Madame Haziza, un magasin dont la propriétaire est Haziza qui se trouvait au rez de chaussée de l’immeuble quartier Daya et déménagea au coin de la Station Texaco en face de celle de Salinas, ce même magasin est devenu par la suite, Bata
  • Madame Au Grillon, un magasin de livres et de matériel d’éducation et d’enseignement qui etait la propriété de Madame Grillon.
  • Madame Tasso – alias les 3 Feranes Tasso, Face a la Banque du Maroc, Richard Ivry, et a cote de Ouled Mageni, face au cimetiere Anglais et a la Rue de Dar Daou
  • Madame Dufour, ce que nous désignons avec le Ciné Paris et son Bar
  • Madame Millet, Infirmière Principale qui travailla avec Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë. Le Fils de Madame Millet comme on l’appelait était celui qui possédait un magasin de pièces de rechange et des accessoires pour les voitures juste a cote de la Banque du Maroc.
  • Madame Bosquet – les semi-remorques et sa villa entre les stations d’essence a l’entrée de l’Avenue Foch, ou mon école élémentaire et les moulins se trouvaient.
  • Madame Yacoubi et son fils Maurice Ouled Madame Yacoubi, Entraineur de Judo avec Mr. Goirin et proprio du Restaurant de l’Hotel de Ville.
  • On peut ajouter aussi le couple qui a effectivement pris leur place dans ce même restaurant Madame Khinzo dont le mari fut entraîneur du Diffaa et proprio par la suite du Café Français et Café des Négociants avant de les céder respectivement a Mr. Rotman et le jeune frère de Tarik.
  • Madame Antrasse et Madame Puglisi, Prof de Gym et organisatrice des Majors et Majorettes, aussi et ainsi de suite …

Dans le cadre de telles pratiques familiales et populaires, la tradition orale fut la première mémoire de notre histoire tribale et même religieuse et donc dans le sillon d’une telle pratique héritée comme témoignage sur notre passé [simple ou composé] et pour longtemps donc et avant que les écrits soient publiés sur Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein, la Tbiba Eugénie – Rubenstein – Delanoë fut considérée comme étant Madame Chabbou par tous ceux que j’avais côtoyé, y compris les amis de ma propre famille parentale et les membres de ma propre famille maternelle.

Sources et Flots de la Mémoire Familiale dans le Domaine Médical a Mazagan

En effet, une partie de ma propre famille avait exercé la Médecine tant au Maroc qu’a l’Hôpital Municipal construit sous l’égide de Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein a Mazagan – El Jadida, la je cites ces témoins ayant pratiqué la médecine a Mazagan – El Jadida et donc demeurent parmi mes sources les plus sures et les plus proches de l’entourage et l’environnement professionnels de Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein en tant que Madame Chabbou:

  • Dr. Omar Belkeziz, Médecin-Chef de l’Hôpital Municipal de Mazagan – Mohamed V d’El Jadida et ancien Médecin Chef de l’Hôpital Morizgo de Casablanca.
  • Ma propre tante Lalla Rkiya Épouse du Dr. Belkeziz, Cheftaine Responsable de soins a l’Hôpital Morizgo de Casablanca
  • Rahimahoum Allah fi Firdousse Naim ainsi que Dr. Rubenstein
Hopital-Sbitar Morizgo a Casablanca
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Hôpital Morizgo de Casablanca
  • Mon oncle Mustapha Taleb Hmad Lyoussi fut Administrateur a l’Hopital Municipal de Mazagan – El Jadida
  • Mon Neveu Jawad Belabbess fut l’Économe a l’Hôpital Municipal
  • Ma Tante, Épouse de mon Oncle Haj Abdellah Taleb Hmad Lyoussi fut Infirmière – Cheftaine dans les dispensaires Madame Chabou juste a cote de la Patisserie et Ferrane Tasso
  • Dr Benani, le Maroco-Égyptien, Chef du département de la Chirurgie a l’Hôpital Municipal de Mazagan – El Jadida, ami et Docteur de ma famille
  • Lalla Fatima Chboubi, la Grande Sœur de Abderrahman Chboubi, Sœur et Frère de lait dont la Mère est l’amie d’enfance de ma propre mère, Infirmière Principale a Madame Chabbou (Bouchrit et la Villa en face de l’Ecole Clemenceau) et qui est née et réside dans le quartier Kalaa entre le dispensaire Madame Chabbou et l’Hôpital Municipal localisé dans le même périmètre.
  • Karkachi et Docteur Ali dans le Dispensaire de Boucherit aussi
  • La Grande Sœur de Mamadou Fonfana (Prof de Gym a Ait Kaci Collège, EJUC Handball et International Marocain) qui fut a Madame Chabbou Clemenceau et Boucherit comme Infirmière – Chef ainsi qu’a l’Hôpital construit aussi par Dr. Rubenstein.
  • Rahimahoum Allah fi Firdousse Naim ainsi que Dr. Rubenstein
  • En plus, je suis né dans l’Hôpital Municipal (Sbitar Kaala) et j’ai fréquenté souvent Madame Chabbou derrière Marchi Dyal Nssara, il y avait même un petit escalier qu’il fallait remonter pour rentrer dans ce Dispensaire Madame Chabbou.

​Comme on sait, la tradition orale fut la première mémoire de notre histoire tribale et même religieuse et donc dans le sillon d’une telle pratique héritée comme témoignage sur notre passé [simple ou composé] et pour longtemps donc et avant que les écrits soient publiés sur Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë, cette Tbiba fut considérée comme étant Madame Chabbou par toutes/tous celles et ceux qui ont travaille entre et dans les mêmes murs que Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë y compris le beau monde que j’avais côtoyé en étant moi-même un Mazaganais enraciné dans les coulisses et les ruelles de cette ville encore enfouie dans l’incompétence et l’indulgence. J’ai des amis et des membres de ma propre famille parentale et maternelle qui ont exercé les diverses taches noble professionnelles de la Santé Publique a Mazagan – El Jadida même.

En effet, une partie de ma propre famille avait exercé la Médecine tant dans les autres villes Marocaine qu’a l’Hôpital Municipal construit sous l’égide de Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein a Mazagan – El Jadida, la je cites ces témoins ayant pratiqué la médecine a Mazagan – El Jadida et donc demeurent parmi mes sources les plus sures et les plus proches de l’entourage et de l’environnement professionnel de Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein – Madame Chabbou.

Héritages Familiaux, Mémoires Adolescentes et Légendes du Voisinage

L’autre Dispensaire Madame Chabbou se trouvait a Bouchrit en allant vers Maahed, Karkachi, Dr. Ali (DHJ Doctor et Grand Frère de Houari Junior DHJ, Ouled Lalla Zahra – Derb Ghalef), Bent Ba Kacemi Lalla Fatima Chboubi et Lalla Mina la sœur du fameux Handballeur Yamadou Fonfana de l’EJUC – El Jadida Universitaire Club, mon club aussi, toutes et tous travaillaient dans ce dispensaire Madame Chabbou.

A coté de Ferrane [Four] et la Pâtisserie Tasso (l’Epouse de mon Oncle était l’infirmière Principale et la Responsable de ce Dispensaire) sur l’Avenue qui monte vers le plateau, en passant par Clemenceau et Marché diyal Nssara, un autre dispensaire était aussi nommé Madame Chabbou, en face existait le Cordonnier Haj Abdellah, un Allemand ancien prisonnier de la Grande Guerre Deuxieme, camp d’Azemmour-Mazaganais de vieille et bonne souche locale converti a l’Islam, s’est rendu a la Mecque et se maria avec une Jdidie du quartier Kellaa.
Un autre exista aussi du cote de Madame Charwite, un autre a Sidi Yahiya sur la route de Marrakech, la Madame Chabbou encore une fois se distinguait par son fameux Chabbou.

On se répète pour enfoncer le clou dans le sens de l’authenticité historique et l’intégrité intellectuelle vis a vis de la mémoire de notre ville de naissance et de croissance.


Mission et Dévouement des Sœurs et Frères a Mazagan

Maroc précolonial — Wikipédia

Dans toute leur histoire moderne, les Jésuites et les Friars [un groupement religieux chrétiens fondé au XIIe ou XIIIe siècle] furent tellement opposés a l’exploitation des populations locales par les colons Espagnols et Portugais en Amérique Latine et même durant leur colonisation de l’Amérique du Nord et du Sud, qu’ils furent persécutées par les colons locaux et expulsés par les Gouverneurs coloniaux de tous les territoires colonisés.

L’autre aspect était l’intégration des filles et des fils de notables dans le système éducatif de la Mission Culturelle Française dont les Sœurs et les Frères ainsi que le Padre étaient de mouvance Dominicaine. Cette affiliation Jésuite est importante vu que les Jésuites ont toujours été du coté des autochtones et pour la défense des droits de ce que l’on appeler dans le temps “les indigènes.”

En Afrique du Nord, ces mêmes tendances Jésuites fut prépondérante parmi les prêtes et les sœurs qui apportaient des soins et des aides directes a la population rurale et urbaine sans aucune faveur demandée en retour, un travail charitable, religieux et exemplaire.

La période 1912-1938 est considérée comme l’étape d’introduction de la médecine moderne au Maroc.

Au Maroc, le royaume chérifien, alors que le Maghreb, central et oriental était sous la domination ottomane, le Maroc est sous le règne de la dynastie saadienne (1554-1659). Durant le règne du sultan Moulay Abderahmane (1822-1859), qui correspond à la conquête de l’Algérie par la France, le royaume chérifien est contraint de signer le traité de Lalla Maghnia en 1845 qui impose une délimitation frontalière entre l’Algérie et le Maroc.

La politique menée par le sultan Abdelaziz conduit le pays à une quasi-faillite, et accélère le processus de domination pré-coloniale puis coloniale qui sera confirmé durant le court règne de Moulay Abdelhafid entre 1908 et 1912. Sur le plan sanitaire, avant le protectorat, la médecine turque que certains médecins marocains ont apprise, au Caire ou à Constantinople, était dépassée et ne pouvait constituer une alternative à la médecine scientifique européenne de l’époque.

Déjà durant son adolescence, Eugénie Rubenstein avait le vent du militantisme en poupe puisqu’elle organisa un comité lycéen de résistance contre la politique tsariste et cela pour promouvoir l’instruction parmi les classes défavorisées. Cette activité la contraint à fuir son pays pour se rendre à Paris où elle commence ses études de médecine qu’elle poursuivra à Montpellier. Mariée à un médecin de colonisation affecté en Cote d’Ivoire, elle se rendra au Maroc où elle sera affectée à Mazagan où exerce déjà un médecin Français, le Dr. Blanc médecin-chef de l’infirmerie indigène.

Parmi les nombreuses femmes médecins qui œuvrèrent au Maroc, une place à part doit être faite à madame Delanoë pour son œuvre de trente-cinq ans à Mazagan (aujourd’hui EI-Jadida) commencée dès l’instauration du protectorat français. Eugénie Rubinstein [Delanoë] est née à Souwalki (Russie). Très rôt elle milite contre le régime tsariste dans un comité lycéen de résistance qui avait pour but de promouvoir l’instruction parmi les classes défavorisées. Cette activité lui vaut dès l’âge de dix-sept ans d’être l’objet de l’attention de la police politique, ce qui la contraint à fuir son pays pour se rendre à Paris où elle commence ses études de médecine. Elle les poursuit à Montpellier tout en faisant des traductions pour assurer sa subsistance. Elle soutient sa thèse sur la fièvre typhoïde.


En 1909, elle retourne en Russie pour y obtenir le diplôme de médecin à Saint-Pétersbourg. Après une Courte affectation dans une infirmerie de la région de Novgorod, elle revient à Paris et passe avec succès le diplôme de licence es-sciences. Mariée avec un médecin de colonisation et mère d’un enfant, Georges, né en 1911, elle ne peut suivre son mari nommé en Côte d’Ivoire car le climat malsain de ce pays interdit aux femmes et aux enfants de suivre le chef de famille. Elle répond alors à la demande du général Lyautey désireux de recruter des femmes médecins pour servir au Maroc.

Source: Présentation du Livre de la Petite-Fille du Dr. Eugénie Delanoë … Ce livre fut écrit par Nelcya Delanoe et intitulé: La femme de Mazagan. Ce récit fut aussi appelé par les journalistes français comme étant “un roman judéo-pied-noir de Nelcya Delanoë” 

Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë aura comme tâche celle de prodiguer des soins aux femmes et aux enfants. Les succès qu’elle obtiendra dans la lutte contre le typhus et la paludisme, lui conféra un accueil chaleureux et une confiance de la part de la population autochtone de Mazagan et de sa région des Doukkala. Durant la première guerre mondiale, elle sera le seul médecin de la région. Elle participe à la création de l’orphelinat de Mazagan et créa l’œuvre de la goutte de lait pour renforcer le système de défenses immunitaires des nouveaux-nés et des enfants.

A Mazagan, il existait un seul Hôpital Municipal et dans les environs immédiats se situait une seule Villa Madame Chabbou a coté de l’Ecole Clemenceau et le Marché Municipal désignés respectivement par Sakwila Dial Nssara et Marchi Dial Nssara ou bien Marchi Dial Nouwar.

Ce n’est qu’a partir du milieu des années cinquante et au début des années soixante ou on commença a construire a Mazagan – El Jadida les nouveaux dispensaires comme celui de Madame Charouite (encore une nouvelle fois, on appelait cette usine de textile Madame Charouite vu qu’une Dame etait responsable du paiement des chiffons que vendaient les habitants de Mazagan a cette usine qui les transformait en tissu vu la pénurie du coton vu l’interception des bateaux par les sous-marins du régime nazi durant la Seconde Guerre Mondiale], Derb Bouchrit et celui de Sidi Yahia, en face de Ferrane Tasso alors qu’auparavant les lieux de soin pour les Femmes et les enfants étaient fournis dans des villas d’allure européennes qui furent donc transformées pour l’occasion en lieu de soin.

Cette formule d’être a coté des familles marocaines musulmanes et judaïques de l’époque avait effectivement permit au Dr. Eugénie Delanoë d’apprendre à respecter les mœurs et coutumes de la population et ayant appris la langue arabe, elle sera la Tbiba de toutes les femmes autochtones de Mazagan – El Jadida et de la région de Doukkala et cela durant 35 ans de provision de soins à Mazagan.

Seule Madame Chabbou avait l’autorité de la part du Maréchal Lyautey d’ouvrir et de gérer les dispensaires construit a Mazagan. En tant que Doctoresse officielle nommée par décret du Résident Général, elle seule fut la pionnière et la seule reconnue par les autorités du Protectorat, par les autorités du Makhzen Chérifien et par la population locale qui pour la premiere fois de leur existence et surtout les femmes de Doukkala pouvaient être diagnostiquées par une Femme Doctoresse et pour celles ne pouvant se deplacer, Madame Chabbou leur rendait visite a domicile avec les infirmières et aussi en compagnie de Dr. Antoine Paoletti si les soins l’exigeaient [Madame Lalla Kabla a savoir Sol Ohayon était la seconde a se faire accompagner par Dr. Antoine Paoletti lors de l’accouchement des enfants a domicile].

En effet, on parle encore de Madame Chabo – Chapeau – au fait, chaque dispensaire ouvert a Mazagan-El Jadida, on l’appelait à l’époque Chez Madame Chabbou. Lorsque petit, j’entendais le nom de Madame Chabbou, j’ai cru que c’était les Sœurs Dominicaines qui existaient a Mazagan-El Jadida, vu la grande coiffe qu’elles portaient sur la tête. Une d’elles fut la Sage-femme de ma Mère et contribua a la naissance de plusieurs membres de ma Famille, y compris celui qui écrit ces lignes.


Lalla Sol Ohayon, la seule Mi Kabla Officielle de Mazagan qui est la Mère de Emile Ohayon.

Sol Ohayon, Sens de Naissance a Mazagan et Femme Sage de l’Existence a El Jadida

Bonjour Emile Ohayon MISSION ACCOMPLIE MISSION ACCOMPLISHED ​Emile Ohayon, Frère d’Eli et de Simon​les Fils de Madame Sol Ohayon Nee Oiknine – Abergel ​Ouled Kabla de Mazagan – El Jadida LA TRAJECTOIRE DE RECHERCHED’EMILE OHAYON ALIAS EMILIO, SIMON ET ELI, LES 3 OULAD KABLALES 3 FRANGINS DE MAZAGAN Grace a Lalla Sol Ohayon plusieurs milliers d’entre vous ont vu le jour, sa photo est la suivante Allah ya … Continuer de lire


Je voudrais bien que l’on étale des documents / photos et témoignages qui peuvent présenter le temps, les attributs et les contributions que Madame Chaperon / Chaprot s’est distinguée avec par rapport a ceux connus et présentés ici a propos de notre Madame Chabbou – Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein. Cet apport si il existe pourra nous permettre de comparer et de voir l’impact réel de leurs respectives existences et relations directes avec le Surnom de Madame Chabbou. Aussi, d’appréhender ce que l’une par rapport a l’autre pouvait être la porteuse du surnom de la Fameuse Madame Chabbou et avait par son travail mérite un tel surnom de la part de celles qui avaient bénéficié directement de ses multiples œuvres bienfaisantes a Mazagan.

Le Surnom de Madame Chabbou ne fut donné seulement parce que la Dame portait un Chapeau ou s’appelait Chaperon/Chaperot, loin de la, il fut donné a une Dame qui occupait la scène médicale de toute la Ville et la Région environnante de Doukkala et le rôle crucial qu’elle a joué pour le combat contre les maladies infectieuses et contagieuses et aussi les soins et le support pédiatrique qu’elle apporta aux femmes et cela jusqu’à dans leurs maisons et leurs hameaux.

El Jadida : Quel lien entre Eugénie Rubinstein Delanoë et Madame (Chapeau)  Chaprot ? | eljadida scoop
Parmi les premières femmes médecins qui ont marqué la profession médicale au Maroc, on peut citer : Eugénie Rubenstein qui est née à Souwalki (Russie). En compagnie du Dr. Blanc au milieu et a gauche le Dr. Antoine Paoletti

C’est ce travail de profondeur médical qui lui a valu une réputation au delà des portes des maisons et des nouallas qui en reste demeuraient fermées devant tout l’extérieur mais accueillantes pour la visite de Madame Chabbou – la Tbiba Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein.

C’est cette acceptation qui servit aussi de base pour le respect avec lequel on acceptait et on accueillait Madame Chabbou et de rendre le qualificatif de Madame un titre de noblesse et Chabbou juste un signe distinct puisque Dr. Eugenie Delanoe Rubinstein portait aussi un chapeau / une coiffe en forme de presque un turban par respect aux femmes musulmanes qui se couvraient entièrement la fête et les cheveux.

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Jusqu’à ce jour, la balance penche pour Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein qui portait continuellement un Chapeau ou une sorte foulart sur la tête telles que les femmes de Doukkala le portaient; elle fut la pionnière qui marqua profondément non pas seulement l’Histoire Médicale de Mazagan – El Jadida, mais de toute la Région de Doukkala et même du Maroc.


Jilali Fifani 12/6/2023

La saga des Delanoé à Mazagan racontée ,un jour de septembre 2016 ,par Nelcya Delanoé petite fille de la toubiba Rubinstein et fille de Guy Delanoé président de ” conscience française ” .

Pour les énormes services qu’ils ont rendus au Maroc et aux marocains, Guy et sa maman meritent une place à part dans le mémorial de la résistance à El jadida.

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Par devoir de mémoire et par respect pour ces 2 ” tsadiks” , je suis allé par 2 fois me recueillir sur leurs tombes dans le petit cimetière chrétien d’El jadida.

Nonobstant leur religion juive ou chrétienne, ils ont gagné l’universalité et reposent à jamais dans cette bonne et vieille terre marocaine qu’ils ont tant aimée.

Jilali Fifani 12/6/2023


L’assistant de l’oeuvre de la Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein fut Dr. Antoine Paoletti qui construisit aussi une maison dans le quartier Sfa juste en face du Parc Spiney et occupait tout le parterre qui fait l’angle et donc fut entourée de 3 rues principales telle qu’une Île de bienfaisance et de centre de soins.

Conjointement, dire que la déformation du nom Chaperon avait donné lieu a l’appellation de Chabbou, c’est un peu pousser loin la dérision. Les Femmes Mazaganaises Judaïques ou Musulmanes savaient exactement ce que Chapeau voulait dire et cela jusqu’à présent même pour les “non-francisé/es”, Chabbou veut dire Chapeau et non Chaperon.


Eugénie Rubenstein. La première femme Médecin au Maroc

En mai 1913, le Commissaire général de la France au Maroc, le général Xavier Lyautey, fit paraître à la Faculté de Médecine de Paris, un avis appelant des femmes médecins françaises au Maroc. Je fus la seule à y répondre et, en mai 1913, sur le vu des titres scientifiques que j’avais fournis à la Résidence de Rabat, je fus nommée par le Général Lyautey médecin stagiaire de la Santé publique au Maroc avec un salaire de 6 000 francs par an. C’était exactement ce que mon mari gagnait en AOF, colonie malsaine dont l’accès était interdit aux femmes et aux enfants. «Ma résolution d’aller au Maroc paraissait téméraire à mes amis: ce pays n’offrait ni organisation ni sécurité ni routes ni moyens de communication. Sa population primitive, aux coutumes si différentes des nôtres, nous était hostile. Mais, confiante en la politique de la France, en la valeur de l’homme qu’était le général Lyautey, confiante jusqu’à la témérité, animée d’une ferme volonté de réussir, de gagner ma vie, je m’embarquai sur le Venezuela à Bordeaux pour Casablanca, le 18 septembre 1913, accompagnée de mon fils aîné et d’une nurse luxembourgeoise. Je fus seule à prendre ces graves responsabilités d’avenir, à organiser le transport des meubles et des bagages, à partir pour un Mazagan inconnu… Mon mari m’approuvait de loin… » Extrait du Livre ” La Femme de Mazagan” par Nelcya Delanoë

Continue aussi de lire ce texte sur Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë: Médecin avant tout. Eugénie Delanoë mit sa science et sa sensibilité féminine au service de tous les malheureux. Marocains ou Européens.

Cette installation officielle de la Doctoresse Eugénie Delanoë Rubenstein est sans précédent dans toute l’Histoire non seulement de Mazagan mais de tout le Maroc avait en fait fait nommer et designer Dr. Eugénie Delanoe Rubinstein par le surnom de Madame Chabbou. Alors que Madame Chapron n’est venu que bien plus tard et n’avait pas le titre de Doctoresse, elle etait simplement une infirmière comme beaucoup d’autres (Européenne et Musulmanes), ce qui fait Madame Chapron ne pouvait prétendre a une spécificité quelconque ou un surnom la faisant émerger et se faire admirer plus que les autres infirmières.

Par contre Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë avait une stature et une position plus élevée tant au niveau administratif, connaissance, et même intégration dans la mémoire de la population locale, vu le rôle central et les fonctions incontournables qu’elle a conduit sur plusieurs plans qui relevaient de sa spécialisation dans les maladies infectieuses qui avaient rongé Mazagan et Doukkala. Cette abnégation et dévouement lui avaient en somme ajouter des Etoiles et des Lauriers a sa réputation qui dépassa le cadre des seuls quartiers de la Cite de Mazagan et devenait même internationale. Cette même reconnaissance fut a double tranchant puisqu’elle créa des jalousies dans les hauts de l’Administration coloniale durant la période Vichyste qui raya Madame Chabou de l’Ordre des Médecins, en utilisant les origines judaïques de Madame Chabbou – Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein.

Dr. Eugénie Delanoë et Madame Chabbou ne sont qu’une et seule personne avec un nom officiel et un surnom donné par ces mêmes femmes qui apportaient leurs bébés et leurs enfants a la Maison de Madame Chabbou et cela même avant l’arrivée a Mazagan de l’infirmière Madame Chapron

Aussi, Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein respectant les traditions et les moeurs de la population autochtone musulmane et judaïque, elle portait une coiffe, sous forme de chapeau comme signe et allure l’intégrant parmi ses patientes qui l’acceptèrent sans réserve.

Cette description des travaux réalisés et des activités crées par Tebiba exclusivement consacrés aux femmes autochtones ne peut que faire valider la notion que Dr. Eugénie Delanoë et Madame Chabbou ne sont qu’une et seule personne avec un nom officiel et un surnom donné par ces mêmes femmes qui apportaient leurs bébés et leurs enfants a la Maison de Madame Chabbou.

En effet, les dispensaires ou bien ce que nous pouvons appeler dispensaires vu que leur localisation était des maisons déjà construites parmi les autres, ayant des chambres et même une cuisine, et qui servaient comme un centre des premiers soins et un lieu de soins pédiatriques sous forme d’offre de conseil et d’éducation pour des femmes. Cette concentration de soins dans des maisons fut aussi dictée par le fait que le nombre des hôpitaux construits dans toute le Maroc était réduit ainsi que le nombre de médecins qui était de 200 en 1930 et ce n’est qu’a la veille de l’indépendance du Maroc que le chiffre des médecins au Maroc sera de 1050 en 1955.

Madame Eugénie Rubenstein Delanoë est une Tbiba dans l’Hôpital Municipal et offrait aussi ses services a domicile et dans le dispensaire, elle était une femme proche des “femmes autochtones”. Madame Eugénie Rubenstein Delanoë présida a la construction et la mise en place de plusieurs établissements de prévention, de soins et même de charité et de bienfaisance dans toute la ville de Mazagan – El Jadida. Ces dispensaires pour les soins et la pédiatrie se trouvaient en premier a la proximité des quartiers populaires et dans des lieux facilitant l’accès pour les femmes qui venaient a pied et en second non loin de l’Hôpital Municipal qui se trouvait ainsi accessible en cas d’urgence a courte distance, juste a quelques ruelles a coté. En fait, toute la ville de Mazagan – El Jadida n’avait qu’une seule ambulance qui était stationnée dans le garage des Sapeurs-Pompiers situé derriere Dar Dariba de la Place Brudo et dans la ruelle qui était l’entrée de Derb Bendriss au centre de la ville en face du Casino – Théâtre Nègre devenu par la suite Bar et Ciné Paris de Madame Dufour.

Non loin de tout ces conglomérations de mémoires, le Dispensaire de Madame Chabbou existait et se trouvait dans les villas juste derrière Le Marché Municipal / Diyal Nssara / Diyal Nouwar et l’École Clemenceau a gauche en remontant la pente vers plateau.

En effet, ce dispensaire était entretenu par Madame Chabbou, par des infirmières et infirmiers et par des sœurs dominicaines qui se trouvaient dans l’hôpital Municipal. C’est aussi peut-être le chapeau porté par les Femmes Européennes et les Sœurs Dominicaines (que l’on appelait, ma Sœur – Massourates ce qui a pu renforcer l’utilisation du qualificatif de Madame Chabbou, vu que Tbiba Eugénie Delanoë Rubenstein portait aussi un chapeau.

Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein portait continuellement le Chapeau même quand elle rendait visite aux patients dans leurs maisons du quartier Sfa et autres dans la Ville. Aussi, le fait d’appeler Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein Madame Chabbou vu le fait que son prénom et nom de famille n’était pas habituel pour les habitants/es Musulmanes et aussi le fait qu’elle avait aussi un nom d’origine polonaise.


Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë fut la première non seulement au Maroc mais a Mazagan – El Jadida et c’est elle qui instaura la notion du dispensaire a proximité des populations “indigènes” nécessiteuses et l’apport des soins dans les quartiers populaires et cela avec le fameux Docteur Paoletti qui construisit même sa maison a l’orée du quartier populaire de Sfa juste en face du Parc Doumer – Spiney.

On connait aussi La Vraie Madame Chabbou


LA FEMME DE MAZAGAN​
Eugénie -Rubenstein – Delanoë
Souwalki 1887 – Mazagan 1948

Ici git la Doctoresse Eugénie Delanoë
La “Toubiba” qui fut tant aimée
Décédée le 8 décembre 1951
Qu’elle repose en paix

Celle de son fils:

Dr. Guy Delanoë 4 mai 1916 – 7 octobre 1990
Président de Conscience Française
Qu’il repose en paix dans cette terre où il est né et qu’il a tant aimé
Ses enfants fiers de lui

Rapporté par Tita.

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La relève pour les soins des enfants fut dorénavant d’ordre privée et revenait au Docteur Pierre Verdier

Une ordonnance du docteur Pierre VERDIER et prise a la Pharmacie de l”Union dirigée par le pharmacien Pierre Ferté a la Place Brudo, je
l’ai trouvé dans les papiers de mon Père Z”L. Source: Ofek2 Moyal Mardoche

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PARMI SES ÉCRITS:

Le docteur Delanoë a laissé un livre :

Trente années d’activité médicale au Maroc, (Maloine, Paris 1949.)

ainsi que plus d’une centaine de notes ou publications scientifiques sur des maladies marocaines (le trachome, la lèpre, les teignes, la syphilis) publiées dans des revues diverses:

–  Comptes rendus Acad. des Sciences,
– Bulletin de la société de Pathologie exotique,
 – Maroc médical.



Photo
Personnel de l’hôpital de Mazagan (1935), avec Dr. Eugénie Delanoë Rubenstein en compagnie du Dr. Antoine Paoletti.
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Mes chers mazaganais (es)
j’ai trouvé dans les papiers de mon Père z”l une annonce sur le journal
le Petit Marocain du décès du docteur PAOLETTI qui etait bien connu par notre genaration, et surtout par notre communaute juifs de Mazagan. [Dr. Antoine Paoletti] était aimé par tous les Mazaganais de toutes les religions.

Source: ofek2 moyal mardoche.

Compte Rendu par Dr. Maxime Rousselle

Eugénie Delanoë est née à Souwalki (Russie). Très rôt elle milite contre le régime tsariste dans un comité lycéen de résistance qui avait pour but de promouvoir l’instruction parmi les classes défavorisées.

Cette activité lui vaut dès l’âge de dix-sept ans d’être l’objet de l’attention de la police politique, ce qui la contraint à fuir son pays pour se rendre à Paris où elle commence ses études de médecine. Elle les poursuit à Montpellier tout en faisant des traductions pour assurer sa subsistance. Elle soutient sa thèse sur la fièvre typhoïde.

En 1909, elle retourne en Russie pour y obtenir le diplôme de médecin à Saint-Pétersbourg. Après une Courte affectation dans une infirmerie de la région de Novgorod, elle revient à Paris et passe avec succès le diplôme de licence es-sciences. Mariée avec un médecin de colonisation et mère d’un enfant, Georges, né en 1911l, elle ne peut suivre son mari nommé en Côte d’Ivoire car le climat malsain de ce pays interdit aux femmes et aux enfants de suivre le chef de famille. Elle répond alors à la demande du général Lyautey désireux de recruter des femmes médecins pour servir au Maroc.

Après un voyage mouvementé, elle arrive avec son fils à Mazagan, petite bourgade, ne comportant qu’un seul hôtel au confort spartiate. Les conditions d’hygiène générale de la ville sont lamentables: pas de service de voirie, pas de caniveaux ni de tout à l’égout. La mortalité infantile y est grande. Le docteur Blanc, médecin-chef de l’infirmerie indigène lui réserve un bon accueil et lui facilite l’installation d’un service de soins pour femmes et enfants.

Une des priorités qui s’impose est de faire face aux épidémies de paludisme et de typhus qui font des ravages. Le docteur Delanoë se donne entièrement à cette tâche et sa condition féminine lui attire nombre de femmes qui n’osaient consulter auparavant. Accompagnée d’infirmiers et de brancardiers, qui lui servent de guides et d’interprètes, elle fait tous les matins le tour de la ville n’hésitant pas à entrer dans les gourbis où des familles grelottant de fièvre, sont entassées sans soins ni nourriture. Ces visites ne sont pas sans danger. Nombre de médecins et d’infirmiers ont payé de leur vie le dévouement à leurs malades.

L’effort médical porte aussi sur le traitement et la prophylaxie du paludisme. Eugénie Delanoë institue des distributions massives de quinine aux adultes et aux enfants.

Très vite le succès de son entreprise l’oblige à agrandir ses installations, à créer un service de visites à domicile par des infirmières marocaines formées sur place. Lorsqu’elle visite elle-même les malades, l’accueil chaleureux qu’elle reçoit prouve son rayonnement et la confiance qu’on lui accorde. Durant la guerre de 1914, elle reste seule médecin de la place ce qui lui vaut un énorme surcroît de travail. Étant devenue l’unique responsable des services de santé de Mazagan, elle entreprend la construction d’un hôpital mixte, pouvant accueillir aussi bien des Marocains que des Européens, civils ou militaires. Elle peut mener à bien cette création grâce à la compréhension et à l’autorité du général Lyautey qui, malgré les difficultés, ne lui marchanda jamais son aide.

Surchargée de travail, atteinte de la dysenterie amibienne, elle dût faire face en 1918 à l’épidémie de grippe espagnole et ne put partir se reposer en France qu’en 1920. Petit à petit, elle assume les charges médicales les plus diverses. A ses activités de soignante elle joint celles d’éducatrice, formant le personnel infirmier, développant l’éducation sanitaire. Elle participe à la création de l’orphelinat de Mazagan, crée l’œuvre de la Goutte de lait et organise des colonies de vacances. Indépendamment de ses activités médicales et sociales, Eugénie Delanoë se passionne pour la musique et est à l’origine, en 1937, de la première manifestation artistique franco-musulmane de musique. Elle entretient des relations suivies avec les notables locaux ainsi qu’avec la famille royale qui vient passer la saison estivale à Mazagan.

Lors d’une interview donnée à un journal local elle déclare:

« J’ai appris à respecter les mœurs et les coutumes des populations que je dois aider. Je tâche toujours de ne pas les choquer et de les comprendre. J’ai appris l’arabe que je parle couramment pour être plus près de ceux que j’assiste. Aussi suis-je bien récompensée. Quand je vais dans un village, tout le monde sort des gourbis pour voir la « toubiba », toucher ses vêtements, sa main et porter ensuite la leur à leur bouche pour un baiser. »

Eugénie Delanoë repose à Mazagan dans un paisible cimetière face à l’Océan.

1. Son second fils, Guy, devait naître à Mazagan en 1916.


PARMI SES ŒUVRES:

Le docteur Delanoë a laissé un livre :
Trente années d’activité médicale au Maroc, (Maloine, Paris 1949.) ainsi que plus d’une centaine de notes ou publications scientifiques sur des maladies marocaines (le trachome, la lèpre, les teignes, la syphilis) publiées dans des revues diverses:
– Comptes rendus Acad. des Sciences,
 -Bulletin de la société de Pathologie exotique,
 -Maroc médical.


EugenieDelanoëSouwalki 1887 – Mazagan 1948 
 Par Docteur Maxime Rousselle
Source: http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biog04_delanoe.htm 

Source additionnelle consultée

La saga des Delanoë au Maroc, d’Eugénie à  Nelcya Par Jaouad Midech Le 17 Sep, 2015

L’HISTOIRE DE LA FAMILLE DELANOË AU MAROC REMONTE À  PLUS D’UN SIÈCLE, LORSQUE EUGÉNIE S’INSTALLE À  MAZAGAN EN 1913 POUR PRATIQUER LA MÉDECINE MODERNE À  L’APPEL DE LYAUTEY.


Sa petite-fille Fille est revenue plusieurs fois  a El Jadida et un livre fut consacré a Dr. Eugénie Delanoë. Une rue porte encore son nom a El Jadida, vu l’importance et l’affection que les Mazaganais-Jdidis portaient et portent encore a Dr. Eugénie Delanoë.


La Femme de Mazagan par Nelcya DelanoëEugénie Rubenstein Delanoë, Grand-mère de Nelcya Delanoë, l’auteure de ” La Femme de Mazagan”

LA FEMME DE MAZAGAN
par Nelcya Delanoë – Petite Fille de Eugénie Rubenstein Delanoë

Auteur : Feu Michel Amengual 
Eljadida.com

​Professeur de l’Université française, historienne des Amérindiens et des Etats-Unis, ayant dispensé son savoir de Paris a Vancouver, de New-York a Hanoï, Nelcya Delanoë a également traduit, entre autres, le roi Sihanouk ou le linguiste Chomsky, et publié une douzaine d’ouvrages dont les plus connus sont, du moins au Maroc, Poussières d’empires sur le destin pas banal de certains soldats marocains de l’Armée française “coloniale” en Indochine  et, surtout, La femme de Mazagan , très lu et vite épuisé dans le Royaume Alaouite, ce pourquoi nous le rééditons aujourd’hui dans la collection BAB

La femme de Mazagan, c’est l’histoire, contée par sa petite-fille – l’écrivain Nelcya Delanoë, née à Casablanca – de la première doctoresse exerçant la médecine moderne dans l’Empire chérifien, à partir de 1913, à l’appel du maréchal lyautey ; l’histoire, riche en énigmes et en leçons, d’une juive éclairée,  venue de Russie tzariste, mariée à un français originaires des Mascareignes, bientôt mère de famille et qui jouera un rôle social et culturel pionnier à Mazagan (El jadida, sur l’Atlantique, à 200km au sud de Rabat), puis ira en 1945 porter jusqu’en Amérique du Nord l’écho de son expérience, avant de demander in fine à être inhumée en terre marocaine. L’auteur a entremêlé sa propre vie – de Casa à Oualidia ou Azemmour jusqu’aux Vietnam et Cambodge, via Paris, Vancouver et le proche-Orient -, avec celle de son aïeule, dont elle perpétue à sa manière, l’énergie et la curiosité.

C’est en ces termes que J.P. Peroncel-Hugoz, Directeur de la collection BAB ( Bibliothèque Arabo-Berbère), chez EDDIF a Casablanca, présente l’auteur de cet ouvrage que l’on peut enfin se procurer et qui avait été édité chez Seghers, en 1989.


Lors du Festival d’Azemmour, en mai dernier, Nelcya Delanoë, invitée par les organisateurs de cette manifestation, avait alors dressé un portrait de cette « femme de Mazagan », Eugénie Delanoë, que l’on appelait si affectueusement dans les douars doukkalis, la toubiba.

Ce livre raconte au travers du prisme de sa petite fille Nelcya, l’histoire d une femme exceptionnelle qui fut la première doctoresse exerçant la médecine moderne dans l’Empire chérifien, a partir de 1913, a l’appel du maréchal Lyautey. Un destin extraordinaire qui lui valut l’impérial Ouissam alaouite, et une rue tout près de l’Hôpital Mohammed V a El Jadida porte encore son nom : une reconnaissance du peuple marocain a une femme qui ne mesura jamais sa peine et qui sauva des milliers de vies humaines. A sa mort, en [1948], elle a été inhumée en terre marocaine, au cimetière d’El Jadida, et son fils, lui aussi médecin, le Dr Guy Delanoë qui fut Président de « Conscience française », mouvement politique opposé a la colonisation française, repose a ses côtés.

Une histoire racontée par Nelcya, où les vies de l’aïeule et de sa petite fille s’entremêlent, au point qu on ne sait plus qui, de la grand mère ou de la jeune femme est l’héroïne du livre ou qui est l’une et qui est l’autre, avec une écriture qui fait honneur a la littérature française.

Et cet honneur revient aussi a J.P. Peroncel-Hugoz, qui fut grand reporter au Monde et Directeur de collection aux Editions Balland, a Paris et qui a, avec ténacité, surmonté toutes les difficultés pour cette réédition, dans la collection BAB réputée pour être une porte largement ouverte sur des textes oubliés, inconnus ou inédits de l’Islam, du Maghreb et du Proche-Orient, de l’aire arabo-berbère, et du Maroc d’hier et d’aujourd’hui.

Le Maroc ni l’histoire n’oublieront pas la famille Delanoë, le père de Nelcya, Guy Delanoë fils de la Toubiba lui-même médecin, cardiologue, né à El Jadida en 1916 qui s’engagera pour l’indépendance du Maroc par son action au sein de « Présence française » dont il sera le président. Un de ses témoignages est cité dans le livre de Jean-Luc Pierre « Casablanca et la France mémoires croisées XIXème et XXème siècles » (Editions La Croisée des chemins) où il dit qu’il ne s’était jamais senti étranger au Maroc et qu’il a eu en même temps deux langues maternelles le français et darija

« La Femme de Mazagan » en fait une réédition paru chez Eddif dans la collection Bibliothèque arabo-berbère dirigée par J6 Péroncel-Hugoz.

Nelcya Delanoë est historienne auteur d’une douzaine d’ouvrages dont « Poussières d’empires » sur les soldats marocains du corps expéditionnaire français en Indochine.

Photo
« La Femme de Mazagan » de Nelcya Delanoë, éditions EDDIF, collection Bibliothèque Arabo-Berbère. Saïd Afoulous 
« La femme de Mazagan, ou les salines de la mémoire » Editions EDDIF ( Casablanca), Bibliothèque Arabo-berbère Par Nelcya Delanoë

Said El Mansour Cherkaoui shared a link to the group: Mazagão Made in Mazagan El Jadida Doukkala. Admin · April 2 at 8:09pm

LA SAGA DES DELANOË AU MAROC, D’EUGÉNIE À NELCYA
Jaouad Midech – 17 septembre 2015

L’histoire de la famille Delanoë au Maroc remonte à plus d’un siècle, lorsque Eugénie s’installe à Mazagan en 1913 pour pratiquer la médecine moderne à l’appel de Lyautey.

Bientôt soixante ans après l’indépendance, s’il est une famille française qui a marqué la ville d’El Jadida, anciennement appelée Mazagan, et façonné sa mémoire, c’est bien celle des Delanoë. Les Jdidis férus d’histoire, qui ont croisé de près ou de loin l’un des membres de cette famille, en parlent encore avec nostalgie et vive reconnaissance. L’histoire des Delanoë à El Jadida est longue de plus d’un siècle, depuis qu’Eugénie, l’aïeul, y est venue s’installer en 1913 à l’appel du Maréchal Lyautey, premier résident du Protectorat français au Maroc. Elle y est venue en tant que doctoresse pratiquer la médecine moderne, c’était la première femme dans l’histoire du Maroc à le faire. Elle apprend l’arabe et se fond corps et âme dans l’atmosphère des Doukkalis, parcourant la région : Mazagan, Azemmour, Oualidiya…, pour soigner les malades et aider les pauvres. On la dénomma «la toubiba», et son œuvre de médecin auprès du petit peuple lui a valu une vénération dans toute la région de Doukkala.

Eugénie y resta jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Comme elle l’a déclaré elle-même dans une interview à un journal local, alors qu’elle exerçait encore dans les années 40 du siècle dernier :

«J’ai appris à respecter les mœurs et les coutumes des populations que je dois aider. Je tâche toujours de ne pas les choquer et de les comprendre. J’ai appris l’arabe que je parle couramment pour être plus près de ceux que j’assiste. Aussi suis-je bien récompensée. Quand je vais dans un village, tout le monde sort des gourbis pour voir la “toubiba“, toucher ses vêtements, sa main et porter ensuite la leur à leur bouche pour un baiser». Dr Maxime Rousselle, un autre médecin affecté au Maroc et qui a servi dans des régions et douars enclavés, à Midelt, à Erfoud et enfin à Rabat, entre 1951 et 1975, parle en ces termes d’Eugénie dans l’un de ses écrits intitulé Médecin du bled (édité en 1990).

«Accompagnée d’infirmiers et de brancardiers, qui lui servent de guides et d’interprètes, elle fait tous les matins le tour de la ville, n’hésitant pas à entrer dans les gourbis où des familles, grelottant de fièvre, sont entassées sans soins ni nourriture. Ces visites ne sont pas sans danger. Nombre de médecins et d’infirmiers ont payé de leur vie le dévouement à leurs malades». Un destin jugé «extraordinaire» par tous ceux qui ont écrit sur cette femme, qui lui valut l’impérial Ouissam alaouite. Et le nom d’une rue tout près de l’Hôpital Mohammed V à El Jadida : une reconnaissance du peuple marocain pour celle qui sauva des milliers de vies humaines. Comme il se doit, Eugénie n’a pas omis d’immortaliser dans plusieurs écrits ses expériences médicales marocaines, notamment dans son livre Trente années d’activité médicale au Maroc (Editions Maloine, Paris, 1949.) Ainsi que dans plus d’une centaine de notes ou publications scientifiques, publiées dans des revues diverses, sur des maladies marocaines les plus répandues à l’époque: le trachome, la lèpre, la teigne, la syphilis… Eugénie s’éteint en 1951. Elle a été inhumée au cimetière d’El Jadida.

Guy, celui qui a façonné la mémoire d’El Jadida

Dr Eugénie laissa un fils, du nom de Guy (1916-1990). Celui qui marqua à son tour, et avec une force non moindre que celle de sa mère, la deuxième génération des Delanoë dans la région d’El Jadida et Azemmour. Médecin (cardiologue) comme sa mère et son père (Pierre Delanoë qu’Eugénie épousa avant son arrivée au Maroc), il l’a marquée d’une autre façon outre que médecin au chevet des malades infortunés, mais aussi et surtout, comme instigateur, avec quelques personnalités françaises hostiles au régime du protectorat au Maroc, du mouvement «Conscience française» qu’il présida lui-même. Il est d’ailleurs l’un des 75 signataires de la pétition pour le retour d’exil de feu Mohammed V. Nommé médecin du travail à la Compagnie sucrière marocaine à Casablanca en 1951, il en sera congédié à cause, d’ailleurs, de son engagement pour l’indépendance du Maroc.

Guy Delanoë est l’un des personnages décrits par l’écrivain Mustapha Jmahri, spécialiste de la région de Doukkala, qui ont façonné la mémoire de cette ville côtière, et marqué aussi fort la cité d’El Jadida et les esprits de ses habitants. Il l’a rencontré dans les années 90 du siècle dernier. Il lui brosse dans l’un de ses écrits intitulé Chroniques secrètes sur Mazagan-El Jadida, 1850-1950, un portrait d’une douzaine de pages. Son acharnement pour aider les Marocains à se libérer du joug du Protectorat français lui a valu une triple distinction royale : un Wissam alaouite du temps du Roi Mohammed V, un autre décerné par le Roi Hassan II ; et un troisième, le Wissam de l’ordre de Grand Officier, remis à sa fille Nelcya, à titre posthume, par le Roi Mohammed VI. Les cendres de Guy furent inhumées à El Jadida, sa ville natale, en 1992, aux côtés de sa mère.

Comme cette dernière, Guy raconte son parcours de médecin et de résistant contre le Protectorat français dans ses Mémoires historiques qu’il dédia à ses parents. En trois tomes, ces derniers couvrent l’histoire du Maroc depuis l’imposition du Protectorat par la France jusqu’à la reconquête de l’indépendance par les Marocains. M. Jmahri, qui a suivi cette péripétie, témoigne : «Guy Delanoë avait terminé les trois tomes de ses mémoires quatre jours avant son décès le 7 octobre 1990, foudroyé en plein sommeil par une hémorragie cérébrale et après avoir remis son manuscrit à l’éditeur. La providence ainsi lui a donné satisfaction».

Guy et son épouse donneront naissance en 1941 à Nelcya, laquelle marque à son tour la troisième génération des Delanoë au Maroc. Elle n’a pas fait carrière de médecin comme son père et ses grands-parents. Elle s’est distinguée, et se distingue encore, comme chercheur et historienne. L’un de ses livres, sorti en 1989 aux éditions Seghers en France (et en 2007 aux éditions Eddif au Maroc), La femme de Mazagan, est le document le plus important jamais écrit sur sa grand-mère Eugénie. Dans la présentation de la collection marocaine (BAB) des éditions Eddif, dirigée par l’écrivain et journaliste J.P.Peroncel-Hugoz, ce dernier présente Nelcya ainsi :

«Professeur de l’Université française, historienne des Amérindiens et des Etats-Unis, ayant dispensé son savoir de Paris à Vancouver, de New-York à Hanoï, Nelcya Delanoë a également traduit, entre autres, le Roi Sihanouk ou le linguiste Chomsky».

Mais Nelcya s’est distinguée aussi par son livre Poussières d’empires (PUF et Tarik édition), une enquête sur ces soldats marocains engagés par l’armée française dans la guerre d’Indochine, dont une grande partie a regagné leur pays, avec leurs femmes et leurs enfants, aux débuts des années du siècle dernier (voir portrait).

Commentaire de Nelcya Delanoe la Petite-Fille de Eugenie.

NELCYA DELANOE septembre 03, 13:05

Merci de cet article fort bien documenté. Permettez-moi, puisque ma grand-mère, mon père et moi-même sommes l’objet de ce travail, d’ajouter une précision importante: Eugénie était juive polonaise. Bien que mariée à Pierre Delanoë, médecin pasteurien français, auquel El Jadida a aussi donné un nom de rue, elle fut dédiée de l’Ordre des Médecins français de Rabat, conformément aux lois antisémites de Pétain et de son “Etat français.” Sa biographie complète est retracée dans mon livre La Femme de Mazagan, publiée chez EDDIF dont voici ci-bas un compte-rendu a travers un article publié dans l’Opinion:

Source: La Vie Economique, 17 Septembre 2015

Said El Mansour Cherkaoui 2/4/2018

https://www.facebook.com/groups/458329607645184/posts/2202117223266405

Madame Chabbou sans détour ni falsification: https://www.facebook.com/groups/305334284106114/posts/441585980480943

Sur la Première Doctoresse au Maroc, voila ma premiere publication sur cette Grande Dame de notre Histoire du Maroc et de nos Quartiers Populaires. Cette version fut publiée par mon Cher Ami Abdellah Hanbali dans son journal El Jadida Scoop ainsi que 4 autres articles que j’avais rédigé sur des questions diverse d’actualité marocaine, américaines et internationales. Voir ici-bas, la liste complète de ces publications a la fin de la présente publication.

Voila cette version originale que j’avais rédigé sur Madame Chabou El-Jadida: qui est Mme « CHABBO »?

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Par: Said El Mansour CHERKAOUI On parle encore de Madame Chabo – Chapeau- au fait. Chaque dispensaire ouvert a Mazagan-El Jadida, on l’appelait à l’époque  Chez « 3and » Madame Chabo. Lorsque petit, j’entendais Madame Chabo, j’ai cru  que c’était les Sœurs Dominicaines qui existaient a Mazagan-El Jadida, vu la grande coiffe qu’elles portaient sur la tête. Une d’elles fut la Sage-femme de ma Mère et contribua a la naissance de plusieurs membres de ma Famille, y compris celui qui écrit ces lignes. Alors qui est Madame Chabo? La réponse est la suivante:…

En fait, j’ai publiée une seconde version modifiée sur Madame Chabou et cette fois-ci dans mon propre journal en ligne. Une seconde publication que j’ai réalisé sur le même sujet et cela dans mon propre journal en ligne et la date de publication est le 5 Mars 2015 quelques mois après ma publication originelle et cela durant durant la même année 2015.

Cette deuxième publication est celle qui est actuellement l’article publie ici même et que vous pouvez lire en entier. Bonne Lecture.

5 ans après la publication de mon premier article sur Madame Chabou et cela dans notre Star Journal El Jadida Scoop, une personne que je ne connais pas a publié un autre article, sur le même sujet et dans le meme journal El Jadida Scoop comme si d’autres sujets se font rares. Alors dans le même journal on a cette fois-ci Chapeau et Chaprot qui se disputent qui va porter ce Chabou.

Ce n’est pas juste un chapeau qui change de tête, c’est surtout l’usurpation de ce que contient la tête de quelqu’un d’autre et d’en faire sa propre fête, on se prend la tête sans souci ni cherche midi”

Eh Oui Chose bizarre des phrases entières que j’avais rédigé 5 ans plus tout furent copiées ad-verbatim et de facto sans citer la source, ni mes écrits originaux, juste Xerox et copie machine sans bruit ni empreintes.

Si vous voulez jouer a Colombo or Kojak, vous pouvez comparer les écrits, avant qu’il soit modifié dans la droiture selon la marche d’un crabe. Heureusement que je n’ai pas encore cite tous les documents que j’ai sur Madame Chabou, sinon cela aurait aussi servi de pierres angulaires de ma propre trouvaille mais construite dans un espace distant et non reconnaissant.

Bref, passons l’éponge sur le faux et l’usage de faux et voici l’intitulé et le lien correspondant: Je leur fais de la Pub gratuit.

El Jadida : Quel lien entre Eugénie Rubinstein Delanoë et Madame (Chapeau) Chaprot ?

dans https://eljadidascoop.com/


Rubenstein – Pierre Précieuse de Mazagan – Mazagan

Qui est Madama CHABOU?

Première Femme Médecin au Maroc

Madama Chabo de Mazagan ? ou bien Chabou et Bojor Dialek

Boco Boco de Madama Chabou a Mazagan

Si on suit les explications données par ces Historiens / Historiennes d’occasion qui ne font que du plagiat et acrobatie de kidnapping historique et intellectuel sans vergogne et sans ajouter aucune valeur sur l’identification de Madame Chabou. Alors si on suit les explications données par ces Historiens / Historiennes d’occasion qui ne font que du…Lire la Suite →

Initialement publié – Avr 9, 2015Mise a jour le 3 Mars 2020 – 15 Mai, 2022


Eugénie -Rubenstein – Delanoë – née à Souwalki (Russie)

La Pierre Précieuse de Rubis sur l’Ongle de Mazagan

Dans le contexte de notre culture populaire et régionale de Mazagan et Doukkala, les surnoms dominent les noms et les prenoms. L’apport de la culture européenne et en particulier l’impact technique d’origine Française dans les villes comme dans les compagnes avaient crée une langue et un dialecte hybride qui peuvent être considérés comme une sorte de langage créole dont la prononciation était ni pleinement arabe ni européenne.

Pour situer ces sortes de communication au sein de notre communauté de langue Doukkalaise, on se referait a un tel langage, une langue d’Acien Combattant que même ce qualificatif fut prononcé comme “Assyane Combata” ou bien “Douziame Halouf.”

Ce langage d’Ancien Combattant avait son propre lexique de mots, de définitions et de métaphores.


Photo: Collection Famille de Aissa Guizel: Ouled Freiha, Ouled Guizel, Ouled Kacemi et l’Ajudant Maati – Sahel – Bab Buro Aarab

A ce que je sais de mes proches comme des autres, on ne se souvient pas de Mme Chaperon comme Médecin et comme fondatrice des dispensaires a la limite des quartiers populaires de Mazagan, surtout ceux a l’orée des quartiers ou coexistaient les Musulmans, les Judaïques et les Européens.

Seule Dr. Eugénie Delanoë avait la capacité, l’autorité et le soutien du Maréchal Lyautey pour entreprendre une formation et la désignation des infirmières et des infirmiers, et surtout la construction et la gestion d’un Hôpital et des dispensaires autour de la Ville de Mazagan – El Jadida; elle seule aussi en sa qualité de Doctoresse nommée par la Résidence du Protectorat avait la légitimité institutionnelle de commander et de recevoir ainsi que d’allouer la fourniture du matériel médical et les médicaments et autres produits de soins.

Un choix stratégique prévalait la construction et la répartition de ces dispensaires qui furent l’oeuvre directe de Madame Chabou et son équipe de Docteurs (y compris les fameux Dr. Antoine Paoletti et Dr. Blanc), d’infirmières/Infirmiers et administrative dont plusieurs furent des Marocains Musulmans et Judaïques servant d’interprètes et comme symbole de confiance de la population dans la provision des soins par des étrangers.

L’autre dimension qui demeure aussi une interrogation plus qu’une réponse, l’oeuvre de Madame Chabou fut directement financée par le Maréchal Lyautey qui accorda une aide sans retenue vu son attachement directe au Maroc et surtout au Deauville Marocain qu’il voulait construire a Mazagan et aussi vu l’importance de la garnison militaire et son lieu d’estivage face a l’Océan, une caserne appelle le “Centre d’Estivage” avec un mess pour les officiers et des maisonnettes pour les premieres classes.

L’autre aspect était l’intégration des filles et des fils de notables dans le système éducatif de la Mission Culturelle Française dont les Sœurs et les Frères ainsi que le Padre est de mouvance Dominicaine. Cette affiliation Jésuite est importante vu que les Jésuites ont toujours été du coté des autochtones et pour la défense des droits de ce que l’on appeler dans le temps “les indigènes.”

Ces Jésuites furent tellement opposés a l’exploitation des populations locales par les colons Espagnols et Portugais en Amérique Latine et même durant leur colonisation de l’Amérique du Nord et du Sud, qu’ils furent persécutés par les colons locaux et expulsés par les Gouverneurs coloniaux de tous les territoires colonisés.

En Afrique du Nord, ces mêmes tendances Jésuites fut prépondérante parmi les prêtes et les sœurs qui apportaient des soins et des aides directes a la population rurale et urbaine sans aucune faveur demandée en retour, un travail charitable, religieux et exemplaire. L’auteur du présent écrit est né dans les mains des sœurs Dominicaines qui servaient aussi comme sages-femmes dans l’Hôpital Municipal construit par Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein, Madame Chabou

Comment le Maroc arriva a se faire “moderniser médicalement” par la France

Au Maroc, le royaume chérifien Alors que le Maghreb, central et oriental était sous la domination ottomane, le Maroc est sous le règne de la dynastie saadienne (1554-1659). Durant le règne du sultan Moulay Abderahmane (1822-1859), qui correspond à la conquête de l’Algérie par la France, le royaume chérifien est contraint de signer le traité de Lalla Maghnia en 1845 qui impose une délimitation frontalière entre l’Algérie et le Maroc.

La politique menée par le sultan Abdelaziz conduit le pays à une quasi-faillite, et accélère le processus de domination pré-coloniale puis coloniale qui sera confirmé durant le court règne de Moulay Abdelhafid entre 1908 et 1912. Sur le plan sanitaire, avant le protectorat, la médecine turque que certains médecins marocains ont apprise, au Caire ou à Constantinople, était dépassée et ne pouvait constituer une alternative à la médecine scientifique européenne de l’époque.

La période 1912-1938 est considérée comme l’étape d’introduction de la médecine moderne au Maroc.

Parmi les premières femmes médecins qui ont marqué la profession médicale au Maroc, on peut citer : Eugénie Rubenstein qui est née à Souwalki (Russie).

Parmi les nombreuses femmes médecins qui œuvrèrent au Maroc, une place à part doit être faite à madame Delanoë pour son œuvre de trente-cinq ans à Mazagan (aujourd’hui EI-Jadida) commencée dès l’instauration du protectorat français. Eugénie Rubinstein [Delanoë] est née à Souwalki (Russie). Très rôt elle milite contre le régime tsariste dans un comité lycéen de résistance qui avait pour but de promouvoir l’instruction parmi les classes défavorisées. Cette activité lui vaut dès l’âge de dix-sept ans d’être l’objet de l’attention de la police politique, ce qui la contraint à fuir son pays pour se rendre à Paris où elle commence ses études de médecine. Elle les poursuit à Montpellier tout en faisant des traductions pour assurer sa subsistance. Elle soutient sa thèse sur la fièvre typhoïde.
En 1909, elle retourne en Russie pour y obtenir le diplôme de médecin à Saint-Pétersbourg. Après une Courte affectation dans une infirmerie de la région de Novgorod, elle revient à Paris et passe avec succès le diplôme de licence es-sciences. Mariée avec un médecin de colonisation et mère d’un enfant, Georges, né en 1911, elle ne peut suivre son mari nommé en Côte d’Ivoire car le climat malsain de ce pays interdit aux femmes et aux enfants de suivre le chef de famille. Elle répond alors à la demande du général Lyautey désireux de recruter des femmes médecins pour servir au Maroc.

Eugénie Rubinstein. La première femme Médecin au Maroc
En mai 1913, le Commissaire général de la France au Maroc, le général Xavier Lyautey, fit paraître à la Faculté de Médecine de Paris, un avis appelant des femmes médecins françaises au Maroc. Je fus la seule à y répondre et, en mai 1913, sur le vu des titres scientifiques que j’avais fournis à la Résidence de Rabat, je fus nommée par le Général Lyautey médecin stagiaire de la Santé publique au Maroc avec un salaire de 6 000 francs par an. C’était exactement ce que mon mari gagnait en AOF, colonie malsaine dont l’accès était interdit aux femmes et aux enfants. «Ma résolution d’aller au Maroc paraissait téméraire à mes amis: ce pays n’offrait ni organisation ni sécurité ni routes ni moyens de communication. Sa population primitive, aux coutumes si différentes des nôtres, nous était hostile. Mais, confiante en la politique de la France, en la valeur de l’homme qu’était le général Lyautey, confiante jusqu’à la témérité, animée d’une ferme volonté de réussir, de gagner ma vie, je m’embarquai sur le Venezuela à Bordeaux pour Casablanca, le 18 septembre 1913, accompagnée de mon fils aîné et d’une nurse luxembourgeoise. Je fus seule à prendre ces graves responsabilités d’avenir, à organiser le transport des meubles et des bagages, à partir pour un Mazagan inconnu… Mon mari m’approuvait de loin… »
Extrait du Livre ” La Femme de Mazagan” par Nelcya Delanoe

Présentation du Livre de la Petite-Fille du Dr. Eugénie Delanoë …

Ce livre fut écrit par Nelcya Delanoe et intitulé: La femme de Mazagan. Ce récit fut aussi appelé par les journalistes français comme étant “un roman judéo-pied-noir de Nelcya Delanoë” 

Déjà durant son adolescence, Eugénie Rubinstein avait le vent du militantisme en poupe puisqu’elle organisa un comité lycéen de résistance contre la politique tsariste et cela pour promouvoir l’instruction parmi les classes défavorisées. Cette activité la contraint à fuir son pays pour se rendre à Paris où elle commence ses études de médecine qu’elle poursuivra à Montpellier. Mariée à un médecin de colonisation affecté en Cote d’Ivoire, elle se rendra au Maroc où elle sera affectée à Mazagan où exerce déjà un médecin Français, le Dr. Blanc médecin-chef de l’infirmerie indigène.

Elle aura comme tâche celle de prodiguer des soins aux femmes et aux enfants. Les succès qu’elle obtiendra dans la lutte contre le typhus et la paludisme, lui conféra un accueil chaleureux et une confiance de la part de la population autochtone de Mazagan et de sa région des Doukkala. Durant la première guerre mondiale, elle sera le seul médecin de la région. Elle participe à la création de l’orphelinat de Mazagan et créa l’œuvre de la goutte de lait pour renforcer le système de défenses immunitaires des nouveaux-nés et des enfants.

A Mazagan, il existait un seul Hôpital Municipal et dans les environs immédiats se situait une seule Villa Madame Chabou a coté de l’Ecole Clemenceau et le Marché Municipal désignés respectivement par Sakwila Dial Nssara et Marchi Dial Nssara ou bien Marchi Dial Nouwar (des noms issus de notre Dialecte – Créole), ce n’est qu’a partir du début des années soixante ou on commença a construire a Mazagan – El Jadida les nouveaux dispensaires comme ceux de Bouchrit, Sidi Yahia et de Mouilha alors qu’auparavant les lieux de soin pour les Femmes et les enfants étaient fournis dans des villas d’allure européennes qui furent donc transformées pour l’occasion en lieu de soin.

Cette formule d’être a coté des familles marocaines musulmanes et judaïques de l’époque avait effectivement permit au Dr. Eugénie Delanoë d’apprendre à respecter les mœurs et coutumes de la population locale et ayant appris la langue dialectale arabe, elle devint la Tbiba de toutes les femmes autochtones de Mazagan – El Jadida et de la région de Doukkala et cela durant 35 ans de provision de soins à Mazagan ou elle décèda et fut inhumée dans cette même ville, aujourd’hui appellée El Jadida.

Ainsi, Dr. Eugénie Delanoë Rubinstein, une Dame pionnière non seulement comme Médecin – Tbiba mais comme Soignante des Femmes alors qu’elle porta le Chapeau aussi pour respect a ces Marocaines qui se couvraient la tête soit par le Haik ou le Koub de la Jellaba.

En effet, les dispensaires ou bien ce que nous pouvons appeler dispensaires vu que leur localisation était des maisons déjà construites parmi les autres, ayant des chambres et même une cuisine, et qui servaient comme un centre des premiers soins et un lieu de soins pédiatriques sous forme d’offre de conseil et d’éducation pour des femmes. Cette concentration de soins dans des maisons fut aussi dictée par le fait que le nombre des hôpitaux construits dans toute le Maroc était réduit ainsi que le nombre de médecins n’était que de 200 en 1930 et que ce n’est qu’a la veille de l’indépendance du Maroc que le chiffre des médecins au Maroc sera de 1050 en 1955.

Cette description des travaux réalisés et des activités crées par Tebiba exclusivement consacrés aux femmes autochtones ne peut que faire valider la notion que Dr. Eugénie Delanoë et Madame Chabo ne sont qu’une seule et même personne avec un nom officiel et un surnom donné par ces mêmes femmes qui apportaient leurs bébés et leurs enfants a la Maison de Madame Chabo.

El-Jadida: qui est Mme « CHABOU »?

Madame Chabo de Mazagan ? ou bien Chabo et Bojor Dialek pour Dr. Eugénie Delanoë – Rubenstein – La Pierre Précieuse de Rubis

Eugénie -Rubenstein – Delanoë – née à Souwalki (Russie) 1887 – Mazagan 1948  

– Avr 9, 2015

 El Jadida  Mazagan ⵎⴰⵣⴰⵖⴰⵏ  Mazagão Doukkala  Morocco


Dr. Eugénie Delanoë est une pionnière dans la mise en place des structures de santé pour et a Mazagan et Doukkala. La Première Femme-Médecin au Maroc

​Pour longtemps, Eugénie – Rubenstein – Delanoë fut considérée comme étant Madame Chabo, mes sens communs furent confirmés par le fait qu’une authentique Madame Chabo existait et que cette Madame Chabo est Dr. Eugénie Rubenstein Delanoë qui était aussi connue par le surnom de Tbiba.

En effet, on parle encore de Madame Chabo – Chapeau – au fait, chaque dispensaire ouvert a Mazagan-El Jadida, on l’appelait à l’époque Chez Madame Chabo. Lorsque petit, j’entendais le nom de Madame Chabo, j’ai cru que c’était les Sœurs Dominicaines qui existaient a Mazagan-El Jadida, vu la grande coiffe qu’elles portaient sur la tête.

Une d’elles fut la Sage-femme de ma Mère et contribua a la naissance de plusieurs membres de ma Famille, y compris celui qui écrit ces lignes.

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Alors qui est Madame Chabo?

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Certains disent c’est Madame Chaperon, alors ou sont les documents qui peuvent prouver son existence.

Nous, on connait depuis tout petit, comme Petit Marocain comme Journal, nous on connait le Petit Chaperon Rouge, la Galette, la Grande-Mère et le Méchant Loup?

A part cela, tout le reste c’est de la Fiction.


La réponse est la suivante:

Une Femme sans pareille dans l’Histoire de Mazagan et El Jadida et je vais lui consacré un article distinct de celui-ci qui présente seulement Dr. Eugénie Delanoë


Addenda:

C’est vrai, que chaque dispensaire, on l’appelait Madame Chabo

Alors qui est Madame Chabo?

Pour l’instant on met cela de coté et on va juste suivre l’apparition, la montée et l’enracinement de Madame Eugénie Rubenstein Delanoë dans la Mémoire les sentiments ainsi que l’identification du bien humain de la population de Mazagan.

Madame Eugenie Rubenstein Delanoë est une Tbiba dans l’Hôpital Municipal et non dans le dispensaire.

Madame Chabo existait dans le dispensaire qui se trouvait dans les villas juste derrière Le Marchè Diyal Nssara et l’École Clemenceau a gauche en remontant la pente vers plateau.


En effet, ce dispensaire était entretenu par Madame CHAPROT et par des sœurs dominicaines qui se trouvaient dans l’hôpital Municipal. C’est donc le chapeau porté par les Femmes Européennes et les Sœurs Dominicaines (que l’on appelait, ma Sœur – Massourates de la même manière que fut la déformation de la prononciation en Darija – Créole du nom CHAPROT qui ont surement tous furent amalgamés pour façonner le qualificatif de Madame Chabou.

Je suis né dans l’Hopital Municipal (Sbitar Kaala) et j’ai fréquenté souvent Madame Chabo derrière Marchi Dyal Nssara, il y avait même un petit escalier qu’il fallait remonter pour rentrer dans ce Dispensaire Madame Chabo.

L’autre Dispensaire Madame Chabo se trouvait a Bouchrite en allant vers Maahed, Karkachi, Dr. Ali (DHJ Doctor et Grand Frère de Houari Junior DHJ, Ouled Lalla Zahra – Derb Ghalef), Bent Ba Kacem Lalla Fatima Chboubi et Lalla Mina la sœur du fameux Handballeur Yamadou Fonfana de l’EJUC – El Jadida Universitaire Club, mon club aussi, toutes et Karkachi le Blond toutes et tous travaillaient dans ce dispensaire Madame Chabo.

A cote de Ferrane et la Pâtisserie Tasso sur l’Avenue qui monte vers le plateau, en passant par Clemenceau et Marché diyal Nssara, un autre dispensaire était aussi nommé Madame Chabo, en face existait le Cordonnier Haj Abdellah, un Allemand – Mazaganais de vieille et bonne souche locale converti a l’Islam, s’est rendu a la Mecque et se maria avec une Jdidie du quartier Kellaa. Dans ce dispensaire de Ferrane Tasso travailla l’epouse de mon Oncle Haj Abdellah Lyoussi Rahimahoum Allah.

Un autre Madame Chabou exista aussi du cote de Madame Charwite, la Madame Chabo encore une fois se distinguait par son fameux Chabo

Allah atina Saha

NOTRE FEMME DE MAZAGAN​
Eugénie -Rubenstein – Delanoë
Souwalki 1887 – Mazagan 1948

Parmi les nombreuses femmes médecins qui œuvrèrent au Maroc, une place a part doit être faite a madame Delanoë pour son oeuvre de trente-cinq ans a Mazagan aujourd’hui El Jadida, commencée des l’instauration du protectorat français.

Sa petite-fille Fille est revenue plusieurs fois  a El Jadida et un livre fut consacré a Dr. Eugénie Delanoë. Une rue porte encore son nom a El Jadida, vu l’importance et l’affection que les Mazaganais-Jdidis portaient et portent encore a Dr. Eugénie Delanoë.

PARMI SES ÉCRITS:

Le docteur Delanoë a laissé un livre :

Trente années d’activité médicale au Maroc, (Maloine, Paris 1949.)

ainsi que plus d’une centaine de notes ou publications scientifiques sur des maladies marocaines (le trachome, la lèpre, les teignes, la syphilis) publiées dans des revues diverses:

–  Comptes rendus Acad. des Sciences,
– Bulletin de la société de Pathologie exotique,
 – Maroc médical.


Personnel de l’hôpital de Mazagan (1935), au centre, Dr. Eugénie Delanoë.

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Compte Rendu par Dr. Maxime Rousselle

Eugénie Delanoë est née à Souwalki (Russie). Très rôt elle milite contre le régime tsariste dans un comité lycéen de résistance qui avait pour but de promouvoir l’instruction parmi les classes défavorisées.

Cette activité lui vaut dès l’âge de dix-sept ans d’être l’objet de l’attention de la police politique, ce qui la contraint à fuir son pays pour se rendre à Paris où elle commence ses études de médecine. Elle les poursuit à Montpellier tout en faisant des traductions pour assurer sa subsistance. Elle soutient sa thèse sur la fièvre typhoïde.

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En 1909, elle retourne en Russie pour y obtenir le diplôme de médecin à Saint-Pétersbourg. Après une Courte affectation dans une infirmerie de la région de Novgorod, elle revient à Paris et passe avec succès le diplôme de licence es-sciences. Mariée avec un médecin de colonisation et mère d’un enfant, Georges, né en 1911, elle ne peut suivre son mari nommé en Côte d’Ivoire car le climat malsain de ce pays interdit aux femmes et aux enfants de suivre le chef de famille. Elle répond alors à la demande du général Lyautey désireux de recruter des femmes médecins pour servir au Maroc.

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Après un voyage mouvementé, elle arrive avec son fils à Mazagan, petite bourgade, ne comportant qu’un seul hôtel au confort spartiate. Les conditions d’hygiène générale de la ville sont lamentables: pas de service de voirie, pas de caniveaux ni de tout à l’égout. La mortalité infantile y est grande. Le docteur Blanc, médecin-chef de l’infirmerie indigène lui réserve un bon accueil et lui facilite l’installation d’un service de soins pour femmes et enfants.

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Une des priorités qui s’impose est de faire face aux épidémies de paludisme et de typhus qui font des ravages. Le docteur Delanoë se donne entièrement à cette tâche et sa condition féminine lui attire nombre de femmes qui n’osaient consulter auparavant. Accompagnée d’infirmiers et de brancardiers, qui lui servent de guides et d’interprètes, elle fait tous les matins le tour de la ville n’hésitant pas à entrer dans les gourbis où des familles grelottant de fièvre, sont entassées sans soins ni nourriture. Ces visites ne sont pas sans danger. Nombre de médecins et d’infirmiers ont payé de leur vie le dévouement à leurs malades.

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L’effort médical porte aussi sur le traitement et la prophylaxie du paludisme. Eugénie Delanoë institue des distributions massives de quinine aux adultes et aux enfants.

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Très vite le succès de son entreprise l’oblige à agrandir ses installations, à créer un service de visites à domicile par des infirmières marocaines formées sur place. Lorsqu’elle visite elle-même les malades, l’accueil chaleureux qu’elle reçoit prouve son rayonnement et la confiance qu’on lui accorde. Durant la guerre de 1914, elle reste seule médecin de la place ce qui lui vaut un énorme surcroît de travail. Étant devenue l’unique responsable des services de santé de Mazagan, elle entreprend la construction d’un hôpital mixte, pouvant accueillir aussi bien des Marocains que des Européens, civils ou militaires. Elle peut mener à bien cette création grâce à la compréhension et à l’autorité du général Lyautey qui, malgré les difficultés, ne lui marchanda jamais son aide.

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Surchargée de travail, atteinte de la dysenterie amibienne, elle dût faire face en 1918 à l’épidémie de grippe espagnole et ne put partir se reposer en France qu’en 1920. Petit à petit, elle assume les charges médicales les plus diverses. A ses activités de soignante elle joint celles d’éducatrice, formant le personnel infirmier, développant l’éducation sanitaire. Elle participe à la création de l’orphelinat de Mazagan, crée l’œuvre de la Goutte de lait et organise des colonies de vacances. Indépendamment de ses activités médicales et sociales, Eugénie Delanoë se passionne pour la musique et est à l’origine, en 1937, de la première manifestation artistique franco-musulmane de musique. Elle entretient des relations suivies avec les notables locaux ainsi qu’avec la famille impériale qui vient passer la saison estivale à Mazagan.

Lors d’une interview donnée à un journal local elle déclare:

« J’ai appris à respecter les mœurs et les coutumes des populations que je dois aider. Je tâche toujours de ne pas les choquer et de les comprendre. J’ai appris l’arabe que je parle couramment pour être plus près de ceux que j’assiste. Aussi suis-je bien récompensée. Quand je vais dans un village, tout le monde sort des gourbis pour voir la « toubiba », toucher ses vêtements, sa main et porter ensuite la leur à leur bouche pour un baiser. »

Eugénie Delanoë repose à Mazagan dans un paisible cimetière face à l’Océan.

1. Son second fils, Guy, devait naître à Mazagan en 1916.

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PARMI SES ŒUVRES:

Le docteur Delanoë a laissé un livre :
Trente années d’activité médicale au Maroc, (Maloine, Paris 1949.) ainsi que plus d’une centaine de notes ou publications scientifiques sur des maladies marocaines (le trachome, la lèpre, les teignes, la syphilis) publiées dans des revues diverses:
– Comptes rendus Acad. des Sciences,
 -Bulletin de la société de Pathologie exotique,
 -Maroc médical.

Docteur Maxime Rousselle
Source: http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biog04_delanoe.htm 

Source additionnelle consultée

La saga des Delanoë au Maroc, d’Eugénie à  NelcyaPar Jaouad Midech Le 17 Sep, 2015
L’HISTOIRE DE LA FAMILLE DELANOË AU MAROC REMONTE À  PLUS D’UN SIÈCLE, LORSQUE EUGÉNIE S’INSTALLE À  MAZAGAN EN 1913 POUR PRATIQUER LA MÉDECINE MODERNE À  L’APPEL DE LYAUTEY.

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La Femme de Mazagan par Nelcya DelanoëEugénie Rubenstein Delanoë, Grand-mère de Nelcya Delanoë, l’auteure de ” La Femme de Mazagan”

LA FEMME DE MAZAGAN
par Nelcya Delanoë – Petite Fille de Eugénie Rubenstein Delanoë

Auteur : Feu Michel Amengual 
Eljadida.com

​Professeur de l’Université française, historienne des Amérindiens et des Etats-Unis, ayant dispensé son savoir de Paris a Vancouver, de New-York a Hanoï, Nelcya Delanoë a également traduit, entre autres, le roi Sihanouk ou le linguiste Chomsky, et publié une douzaine d’ouvrages dont les plus connus sont, du moins au Maroc, Poussières d’empires sur le destin pas banal de certains soldats marocains de l’Armée française “coloniale” en Indochine  et, surtout, La femme de Mazagan , très lu et vite épuisé dans le Royaume Alaouite, ce pourquoi nous le rééditons aujourd’hui dans la collection BAB

La femme de Mazagan, c’est l’histoire, contée par sa petite-fille – l’écrivain Nelcya Delanoë, née à Casablanca – de la première doctoresse exerçant la médecine moderne dans l’Empire chérifien, à partir de 1913, à l’appel du maréchal lyautey ; l’histoire, riche en énigmes et en leçons, d’une juive éclairée,  venue de Russie tzariste, mariée à un français originaires des Mascareignes, bientôt mère de famille et qui jouera un rôle social et culturel pionnier à Mazagan (El jadida, sur l’Atlantique, à 200km au sud de Rabat), puis ira en 1945 porter jusqu’en Amérique du Nord l’écho de son expérience, avant de demander in fine à être inhumée en terre marocaine. L’auteur a entremêlé sa propre vie – de Casa à Oualidia ou Azemmour jusqu’aux Vietnam et Cambodge, via Paris, Vancouver et le proche-Orient -, avec celle de son aïeule, dont elle perpétue à sa manière, l’énergie et la curiosité.

C’est en ces termes que J.P. Peroncel-Hugoz, Directeur de la collection BAB ( Bibliothèque Arabo-Berbère), chez EDDIF a Casablanca, présente l’auteur de cet ouvrage que l’on peut enfin se procurer et qui avait été édité chez Seghers, en 1989.


Lors du Festival d’Azemmour, Nelcya Delanoë, invitée par les organisateurs de cette manifestation, avait alors dressé un portrait de cette « femme de Mazagan », Eugénie Delanoë que l’on appelait si affectueusement dans les douars Doukkalais, Tbiba.


Ce livre raconte au travers du prisme de sa petite fille Nelcya, l’histoire d une femme exceptionnelle qui fut la première doctoresse exerçant la médecine moderne dans l’Empire chérifien, a partir de 1913, a l’appel du maréchal Lyautey. Un destin extraordinaire qui lui valut l’impérial Ouissam alaouite, et une rue tout près de l’Hôpital Mohammed V a El Jadida porte encore son nom : une reconnaissance du peuple marocain a une femme qui ne mesura jamais sa peine et qui sauva des milliers de vies humaines. A sa mort, en [1948], elle a été inhumée en terre marocaine, au cimetière d’El Jadida, et son fils, lui aussi médecin, le Dr Guy Delanoë qui fut Président de « Conscience française », mouvement politique opposé a la colonisation française, repose a ses côtés.

Une histoire racontée par Nelcya, où les vies de l’aïeule et de sa petite fille s’entremêlent, au point qu on ne sait plus qui, de la grand mère ou de la jeune femme est l’héroïne du livre ou qui est l’une et qui est l’autre, avec une écriture qui fait honneur a la littérature française.

Et cet honneur revient aussi a J.P. Peroncel-Hugoz, qui fut grand reporter au Monde et Directeur de collection aux Editions Balland, a Paris et qui a, avec ténacité, surmonté toutes les difficultés pour cette réédition, dans la collection BAB réputée pour être une porte largement ouverte sur des textes oubliés, inconnus ou inédits de l’Islam, du Maghreb et du Proche-Orient, de l’aire arabo-berbère, et du Maroc d’hier et d’aujourd hui.

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Photo

« La femme de Mazagan, ou les salines de la mémoire »
Editions EDDIF ( Casablanca), Bibliothèque Arabo-berbère
Par Nelcya Delanoë

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LA SAGA DES DELANOË AU MAROC, D’EUGÉNIE À NELCYA

Jaouad Midech – 17 septembre 2015

L’histoire de la famille Delanoë au Maroc remonte à plus d’un siècle, lorsque Eugénie s’installe à Mazagan en 1913 pour pratiquer la médecine moderne à l’appel de Lyautey.

Bientôt soixante ans après l’indépendance, s’il est une famille française qui a marqué la ville d’El Jadida, anciennement appelée Mazagan, et façonné sa mémoire, c’est bien celle des Delanoë. Les Jdidis férus d’histoire, qui ont croisé de près ou de loin l’un des membres de cette famille, en parlent encore avec nostalgie et vive reconnaissance. L’histoire des Delanoë à El Jadida est longue de plus d’un siècle, depuis qu’Eugénie, l’aïeul, y est venue s’installer en 1913 à l’appel du Maréchal Lyautey, premier résident du Protectorat français au Maroc. Elle y est venue en tant que doctoresse pratiquer la médecine moderne, c’était la première femme dans l’histoire du Maroc à le faire. Elle apprend l’arabe et se fond corps et âme dans l’atmosphère des Doukkalis, parcourant la région : Mazagan, Azemmour, Oualidiya…, pour soigner les malades et aider les pauvres. On la dénomma «la toubiba», et son œuvre de médecin auprès du petit peuple lui a valu une vénération dans toute la région de Doukkala. Eugénie y resta jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Comme elle l’a déclaré elle-même dans une interview à un journal local, alors qu’elle exerçait encore dans les années 40 du siècle dernier : «J’ai appris à respecter les mœurs et les coutumes des populations que je dois aider. Je tâche toujours de ne pas les choquer et de les comprendre. J’ai appris l’arabe que je parle couramment pour être plus près de ceux que j’assiste. Aussi suis-je bien récompensée. Quand je vais dans un village, tout le monde sort des gourbis pour voir la “toubiba“, toucher ses vêtements, sa main et porter ensuite la leur à leur bouche pour un baiser». Dr Maxime Rousselle, un autre médecin affecté au Maroc et qui a servi dans des régions et douars enclavés, à Midelt, à Erfoud et enfin à Rabat, entre 1951 et 1975, parle en ces termes d’Eugénie dans l’un de ses écrits intitulé Médecin du bled (édité en 1990). «Accompagnée d’infirmiers et de brancardiers, qui lui servent de guides et d’interprètes, elle fait tous les matins le tour de la ville, n’hésitant pas à entrer dans les gourbis où des familles, grelottant de fièvre, sont entassées sans soins ni nourriture. Ces visites ne sont pas sans danger. Nombre de médecins et d’infirmiers ont payé de leur vie le dévouement à leurs malades». Un destin jugé «extraordinaire» par tous ceux qui ont écrit sur cette femme, qui lui valut l’impérial Ouissam alaouite. Et le nom d’une rue tout près de l’Hôpital Mohammed V à El Jadida : une reconnaissance du peuple marocain pour celle qui sauva des milliers de vies humaines. Comme il se doit, Eugénie n’a pas omis d’immortaliser dans plusieurs écrits ses expériences médicales marocaines, notamment dans son livre Trente années d’activité médicale au Maroc (Editions Maloine, Paris, 1949.) Ainsi que dans plus d’une centaine de notes ou publications scientifiques, publiées dans des revues diverses, sur des maladies marocaines les plus répandues à l’époque: le trachome, la lèpre, la teigne, la syphilis… Eugénie s’éteint en 1951. Elle a été inhumée au cimetière d’El Jadida.

Guy, celui qui a façonné la mémoire d’El Jadida

Dr Eugénie laissa un fils, du nom de Guy (1916-1990). Celui qui marqua à son tour, et avec une force non moindre que celle de sa mère, la deuxième génération des Delanoë dans la région d’El Jadida et Azemmour. Médecin (cardiologue) comme sa mère et son père (Pierre Delanoë qu’Eugénie épousa avant son arrivée au Maroc), il l’a marquée d’une autre façon outre que médecin au chevet des malades infortunés, mais aussi et surtout, comme instigateur, avec quelques personnalités françaises hostiles au régime du protectorat au Maroc, du mouvement «Conscience française» qu’il présida lui-même. Il est d’ailleurs l’un des 75 signataires de la pétition pour le retour d’exil de feu MohammedV. Nommé médecin du travail à la Compagnie sucrière marocaine à Casablanca en 1951, il en sera congédié à cause, d’ailleurs, de son engagement pour l’indépendance du Maroc. Guy Delanoë est l’un des personnages décrits par l’écrivain Mustapaha Jmahri, spécialiste de la région de Doukkala, qui ont façonné la mémoire de cette ville côtière, et marqué aussi fort la cité d’El Jadida et les esprits de ses habitants. Il l’a rencontré dans les années 90 du siècle dernier. Il lui brosse dans l’un de ses écrits intitulé Chroniques secrètes sur Mazagan-El Jadida, 1850-1950, un portrait d’une douzaine de pages. Son acharnement pour aider les Marocains à se libérer du joug du Protectorat français lui a valu une triple distinction royale : un Wissam alaouite du temps du Roi MohammedV, un autre décerné par le Roi Hassan II ; et un troisième, le Wissam de l’ordre de Grand Officier, remis à sa fille Nelcya, à titre posthume, par le Roi Mohammed VI. Les cendres de Guy furent inhumées à El Jadida, sa ville natale, en 1992, aux côtés de sa mère. Comme cette dernière, Guy raconte son parcours de médecin et de résistant contre le Protectorat français dans ses Mémoires historiques qu’il dédia à ses parents. En trois tomes, ces derniers couvrent l’histoire du Maroc depuis l’imposition du Protectorat par la France jusqu’à la reconquête de l’indépendance par les Marocains. M. Jmahri, qui a suivi cette péripétie, témoigne : «Guy Delanoë avait terminé les trois tomes de ses mémoires quatre jours avant son décès le 7 octobre 1990, foudroyé en plein sommeil par une hémorragie cérébrale et après avoir remis son manuscrit à l’éditeur. La providence ainsi lui a donné satisfaction».

Guy et son épouse donneront naissance en 1941 à Nelcya, laquelle marque à son tour la troisième génération des Delanoë au Maroc. Elle n’a pas fait carrière de médecin comme son père et ses grands-parents. Elle s’est distinguée, et se distingue encore, comme chercheur et historienne. L’un de ses livres, sorti en 1989 aux éditions Seghers en France (et en 2007 aux éditions Eddif au Maroc), La femme de Mazagan, est le document le plus important jamais écrit sur sa grand-mère Eugénie. Dans la présentation de la collection marocaine (BAB) des éditions Eddif, dirigée par l’écrivain et journaliste J.P.Peroncel-Hugoz, ce dernier présente Nelcya ainsi : «Professeur de l’Université française, historienne des Amérindiens et des Etats-Unis, ayant dispensé son savoir de Paris à Vancouver, de New-York à Hanoï, Nelcya Delanoë a également traduit, entre autres, le Roi Sihanouk ou le linguiste Chomsky». Mais Nelcya s’est distinguée aussi par son livre Poussières d’empires (PUF et Tarik édition), une enquête sur ces soldats marocains engagés par l’armée française dans la guerre d’Indochine, dont une grande partie a regagné leur pays, avec leurs femmes et leurs enfants, aux débuts des années du siècle dernier (voir portrait).

Commentaire de Nelcya Delanoe la Petite-Fille de Eugenie.

NELCYA DELANOE septembre 03, 13:05

Merci de cet article fort bien documenté. Permettez-moi, puisque ma grand-mère, mon père et moi-même sommes l’objet de ce travail, d’ajouter une précision importante: Eugénie était juive polonaise. Bien que mariée à Pierre Delanoë, médecin pasteurien français, auquel El Jadida a aussi donné un nom de rue, elle fut dédiée de l’Ordre des Médecins français de Rabat, conformément aux lois antisémites de Pétain et de son “Etat français.” Sa biographie complète est retracée dans mon livre La Femme de Mazagan, publiée chez EDDIF

Source: La Vie Economique, 17 Septembre 2015

Pour complément d’indications et en savoir plus sur Madame Eugénie Delanoë de Mazagan voir aussi mon article dans ce lien: http://madeinmazagan.weebly.com/eugeacutenie-delanoeuml.html

Said El Mansour Cherkaoui 2/4/2018


 L’Hôpital Municipal de Mazagan – Septembre 1932


L’organisation du Service Médical à Mazagan et dans les Doukkala est un modèle du genre et touche, on peut le dire, à la perfection. L’assistance médicale y est assurée par deux services de Médecine : l’un destiné aux hommes ; l’autre plus spécialement réservé aux femmes et aux enfants. Cette division
est imposée par les mœurs indigènes et le statut familial marocain. Un service de Chirurgie complète cette organisation.
Chacun de ces services est dirigé par un Médecin-Chef de service duquel dépend une série de pavillons autonomes dotés d’aménagements spéciaux et équipés suivants les dernières règles d’Hygiène et de confort modernes.
C’est l’ensemble de ces pavillons qui constitue l’Hôpital dont la situation sur un terrain de vaste superficie a permis la création d’un jardin qui présente aux regards une étendue de plates-bandes émaillées de coloris délicats et qui recèle des tonnelles ombragées et reposantes.

L’Hôpital de Mazagan, construit en 1915, est le premier des hôpitaux édifiés au Maroc depuis l’occupation française. A cette époque, le Maréchal Lyautey – qui n’était encore que Général – s’attacha personnellement au contrôle des travaux et, plus d’une fois, on a pu l’entendre formuler, avec sagesse et logique, des réserves et des critiques en présence des Architectes eux-mêmes à qui incombait la bonne marche des chantiers. Il fallait, en effet, que les besoins des services hospitaliers, leur bon ordonnancement et leur emploi judicieux priment le style architectural et la ligne extérieure.
Aujourd’hui, la Ville de Mazagan est, à juste titre, fière de son Hôpital monumental dont le pavillon principal est imposant, sobre et s’inspire de l’architecture locale. Cet édifice abrite les services de consultation intéressant la Médecine générale pour hommes, femmes et enfants. C’est toujours un défilé ininterrompu de malades de toutes catégories. Le service de consultation est absolument gratuit et quiconque se trouve dans le besoin reçoit là les soins que nécessite son état. Les statistiques révèlent que l’Hôpital de Mazagan traite journellement une moyenne de trois cent à trois cent cinquante consultants tant Européens qu’Indigènes.
• En principe, ces consultations sont réservées aux seuls malades relevant de la Médecine Générale. Toutefois, cet exclusivisme n’a rien de rigide. Il convient surtout de tendre la main à toute la misère humaine qui vient chercher là un soulagement. C’est pourquoi on a été amené à créer un service particulier d’ophtalmologie qui fonctionne d’une façon intensive et prodigue quotidiennement ses soins à plus de 50 à 60 malades.
La salle de gynécologie ne désemplit pas. La syphiligraphie et la prophylaxie antisyphilitique sont d’une pratique courante: 500 à 600 injections intraveineuses sont faites chaque mois dans le seul service de Médecine Générale, et jusqu’à 1.000 injections sous-cutanées ou intramusculaires. Le traitement des maladies qui relèvent du domaine de l’otorhinolaringologie et de l’hygiène dentaire sont d’une pratique quotidienne. Une salle de petite chirurgie est annexée au service de Médecine Générale et son utilité se manifeste dans de nombreux cas.
• Il existe, en outre, un laboratoire de bactériologie et de parasitologie où se poursuit la recherche de toutes les maladies infectieuses ou contagieuses. Les malades qui présentent des symptômes alarmants sont isolés dans le pavillon du service des contagieux. “
L’épouillage et la désinfection des effets sont assurés par le fonctionnement d’une étuve et un service de douches complète les possibilités de prophylaxie contre les maladies transmissibles.
Il faut encore signaler un service d’ordre général : la Radiologie. Attenant au service de chirurgie, il a été prévu pour les cas qui nécessitent un diagnostic précis.
Un pavillon abrite les aliénés ou présumés tels. Autour d’un patio à ciel ouvert courent des galeries sur lesquelles donnent des chambres d’isolement pour les malades mentaux en observation.
• L’hôpital de Mazagan peut être considéré comme le type de l’hôpital régional mixte, puisqu’il abrite, à la fois, les civils et les militaires.
L’hygiène de la Ville est assurée par un Médecin, Directeur du bureau d’hygiène, qui s’occupe également du Dispensaire municipal. La Goutte de Lait dépend du même ressort médical.
En cas d’épidémie, la Ville de Mazagan est défendue par un lazaret construit aux abords de la Ville sur la route de Marrakech (plus tard nommé Madame Chabot de Sidi Yahia: ajoutee par Said El Mansour Cherkaoui). Un groupe sanitaire mobile dessert, enfin, la région des Doukkala. Il a pour but de dépister les foyers épidémiques, d’assurer les soins des malades éloignés et de pratiquer la prophylaxie en général, et plus particulièrement la prophylaxie antisyphilitique dans les milieux indigènes.
• Telle est l’organisation du Service Sanitaire de la Ville de Mazagan et de sa Région. Elle est donc parfaitement complète et répond absolument aux besoins de sa population souffrante.

Doctoresse DELANOE,
Médecin-Chef de l’Hôpital Régional (Section Femmes)

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« La Femme de Mazagan » de Nelcya Delanoë) – Histoire de la première femme médecin au Maroc
Le Quotidien L’Opinion

« Toubiba », c’est ainsi qu’elle a été connue par la population jdidie dans la ville de Mazagan, durant les années 20 et 30, Mazagan, El Jadida aujourd’hui, où elle est venue en 1913 sur appel de Lyautey pour exercer la médecine et soigner des malades pendant des décennies en compagnie de son mari qui exerçait avant en Afrique subsaharienne.

C’est Eugénie Rubinsteïn-Delanoë (1987-1951) et son mari Pierre Delanoë tous les deux enterrés dans le cimetière chrétien d’El Jadida. Deux vies exemplaires de deux médecins dédiées aux soins prodigués aux malades pauvres. C’est cette histoire de pionnière de la médecine que raconte sa petite-fille Nelcya Delanoë, écrivain, historienne, dans « La Femme de Mazagan ». Destin d’une femme qui vient du bout du monde, la grande Russie, pour trouver un sens à sa vie avec un engagement humaniste dans la petite ville de Mazagan.

En fait le livre n’est pas voulu simple. La petite fille aborde l’histoire de sa grand-mère d’une manière originale, lucide en racontant la sienne propre.

Tout en gravitant autour des souvenirs, documents familiaux et surtout l’unique bouquin laissé par la Toubiba où elle raconte son histoire, un ouvrage intitulé prosaïquement « Trente années d’activités médicales et sociales au Maroc ». Un livre silencieux sur l’histoire des deux guerres, écrit avec application par cette femme polonaise d’origine juive qui a fui la Russie tzariste à quelques années de la Révolution.

« Alors qu’à cette date Eugénie, la juive polonaise-russe, n’a pas connu moins de deux guerres mondiales et deux révolutions, tout ce qui transpire dans ce qu’il faut bien appeler des Mémoires, c’est un « vive la France » fossilisé d’avant 1914 ! »
Tout un pan de vie peut-être plus ou autant essentiel est éludé.

La petite fille essaie de reconstituer ce qu’a été la grand-mère à travers ses motivations profondes, son engagement professionnel et humanitaire non sans humour et subtilité en s’impliquant.

« Mais ce qu’elle peut être agaçante avec son écriture appliquée typique de l’étrangère qui cherche à faire française »

Eugénie émigra en Amérique du Nord en 1945 mais exigera d’être inhumée au Maroc en laissant deux enfants.

Le Maroc ni l’histoire n’oublieront pas la famille Delanoë, le père de Nelcya, Guy Delanoë fils de la Toubiba lui-même médecin, cardiologue, né à El Jadida en 1916 qui s’engagera pour l’indépendance du Maroc par son action au sein de « Présence française » dont il sera le président. Un de ses témoignages est cité dans le livre de Jean-Luc Pierre « Casablanca et la France mémoires croisées XIXème et XXème siècles » (Editions La Croisée des chemins) où il dit qu’il ne s’était jamais senti étranger au Maroc et qu’il a eu en même temps deux langue maternelle le français et darija

« La Femme de Mazagan » en fait une réédition paru chez Eddif dans la collection Bibliothèque arabo-berbère dirigée par J6 Péroncel-Hugoz.

Nelcya Delanoë est historienne auteur d’une douzaine d’ouvrages dont « Poussières d’empires » sur les soldats marocains du corps expéditionnaire français en Indochine.

« La Femme de Mazagan » de Nelcya Delanoë, éditions EDDIF, collection Bibliothèque Arabo-Berbère.
Saïd AFOULOUS 


LA SAGA DES DELANOË AU MAROC, D’EUGÉNIE À NELCYA
Jaouad Midech – 17 septembre 2015

L’histoire de la famille Delanoë au Maroc remonte à plus d’un siècle, lorsque Eugénie s’installe à Mazagan en 1913 pour pratiquer la médecine moderne à l’appel de Lyautey.

Bientôt soixante ans après l’indépendance, s’il est une famille française qui a marqué la ville d’El Jadida, anciennement appelée Mazagan, et façonné sa mémoire, c’est bien celle des Delanoë. Les Jdidis férus d’histoire, qui ont croisé de près ou de loin l’un des membres de cette famille, en parlent encore avec nostalgie et vive reconnaissance. L’histoire des Delanoë à El Jadida est longue de plus d’un siècle, depuis qu’Eugénie, l’aïeul, y est venue s’installer en 1913 à l’appel du Maréchal Lyautey, premier résident du Protectorat français au Maroc. Elle y est venue en tant que doctoresse pratiquer la médecine moderne, c’était la première femme dans l’histoire du Maroc à le faire. Elle apprend l’arabe et se fond corps et âme dans l’atmosphère des Doukkalis, parcourant la région : Mazagan, Azemmour, Oualidiya…, pour soigner les malades et aider les pauvres. On la dénomma «la toubiba», et son œuvre de médecin auprès du petit peuple lui a valu une vénération dans toute la région de Doukkala.

Eugénie y resta jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Comme elle l’a déclaré elle-même dans une interview à un journal local, alors qu’elle exerçait encore dans les années 40 du siècle dernier :

«J’ai appris à respecter les mœurs et les coutumes des populations que je dois aider. Je tâche toujours de ne pas les choquer et de les comprendre. J’ai appris l’arabe que je parle couramment pour être plus près de ceux que j’assiste. Aussi suis-je bien récompensée. Quand je vais dans un village, tout le monde sort des gourbis pour voir la “toubiba“, toucher ses vêtements, sa main et porter ensuite la leur à leur bouche pour un baiser». Dr Maxime Rousselle, un autre médecin affecté au Maroc et qui a servi dans des régions et douars enclavés, à Midelt, à Erfoud et enfin à Rabat, entre 1951 et 1975, parle en ces termes d’Eugénie dans l’un de ses écrits intitulé Médecin du bled (édité en 1990).

«Accompagnée d’infirmiers et de brancardiers, qui lui servent de guides et d’interprètes, elle fait tous les matins le tour de la ville, n’hésitant pas à entrer dans les gourbis où des familles, grelottant de fièvre, sont entassées sans soins ni nourriture. Ces visites ne sont pas sans danger. Nombre de médecins et d’infirmiers ont payé de leur vie le dévouement à leurs malades». Un destin jugé «extraordinaire» par tous ceux qui ont écrit sur cette femme, qui lui valut l’impérial Ouissam alaouite. Et le nom d’une rue tout près de l’Hôpital Mohammed V à El Jadida : une reconnaissance du peuple marocain pour celle qui sauva des milliers de vies humaines. Comme il se doit, Eugénie n’a pas omis d’immortaliser dans plusieurs écrits ses expériences médicales marocaines, notamment dans son livre Trente années d’activité médicale au Maroc (Editions Maloine, Paris, 1949.) Ainsi que dans plus d’une centaine de notes ou publications scientifiques, publiées dans des revues diverses, sur des maladies marocaines les plus répandues à l’époque: le trachome, la lèpre, la teigne, la syphilis… Eugénie s’éteint en 1951. Elle a été inhumée au cimetière d’El Jadida.

Guy, celui qui a façonné la mémoire d’El Jadida

Dr Eugénie laissa un fils, du nom de Guy (1916-1990). Celui qui marqua à son tour, et avec une force non moindre que celle de sa mère, la deuxième génération des Delanoë dans la région d’El Jadida et Azemmour. Médecin (cardiologue) comme sa mère et son père (Pierre Delanoë qu’Eugénie épousa avant son arrivée au Maroc), il l’a marquée d’une autre façon outre que médecin au chevet des malades infortunés, mais aussi et surtout, comme instigateur, avec quelques personnalités françaises hostiles au régime du protectorat au Maroc, du mouvement «Conscience française» qu’il présida lui-même. Il est d’ailleurs l’un des 75 signataires de la pétition pour le retour d’exil de feu Mohammed V. Nommé médecin du travail à la Compagnie sucrière marocaine à Casablanca en 1951, il en sera congédié à cause, d’ailleurs, de son engagement pour l’indépendance du Maroc.

Guy Delanoë est l’un des personnages décrits par l’écrivain Mustapha Jmahri, spécialiste de la région de Doukkala, qui ont façonné la mémoire de cette ville côtière, et marqué aussi fort la cité d’El Jadida et les esprits de ses habitants. Il l’a rencontré dans les années 90 du siècle dernier. Il lui brosse dans l’un de ses écrits intitulé Chroniques secrètes sur Mazagan-El Jadida, 1850-1950, un portrait d’une douzaine de pages. Son acharnement pour aider les Marocains à se libérer du joug du Protectorat français lui a valu une triple distinction royale : un Wissam alaouite du temps du Roi Mohammed V, un autre décerné par le Roi Hassan II ; et un troisième, le Wissam de l’ordre de Grand Officier, remis à sa fille Nelcya, à titre posthume, par le Roi Mohammed VI. Les cendres de Guy furent inhumées à El Jadida, sa ville natale, en 1992, aux côtés de sa mère.

Comme cette dernière, Guy raconte son parcours de médecin et de résistant contre le Protectorat français dans ses Mémoires historiques qu’il dédia à ses parents. En trois tomes, ces derniers couvrent l’histoire du Maroc depuis l’imposition du Protectorat par la France jusqu’à la reconquête de l’indépendance par les Marocains. M. Jmahri, qui a suivi cette péripétie, témoigne : «Guy Delanoë avait terminé les trois tomes de ses mémoires quatre jours avant son décès le 7 octobre 1990, foudroyé en plein sommeil par une hémorragie cérébrale et après avoir remis son manuscrit à l’éditeur. La providence ainsi lui a donné satisfaction».

Guy et son épouse donneront naissance en 1941 à Nelcya, laquelle marque à son tour la troisième génération des Delanoë au Maroc. Elle n’a pas fait carrière de médecin comme son père et ses grands-parents. Elle s’est distinguée, et se distingue encore, comme chercheur et historienne. L’un de ses livres, sorti en 1989 aux éditions Seghers en France (et en 2007 aux éditions Eddif au Maroc), La femme de Mazagan, est le document le plus important jamais écrit sur sa grand-mère Eugénie. Dans la présentation de la collection marocaine (BAB) des éditions Eddif, dirigée par l’écrivain et journaliste J.P.Peroncel-Hugoz, ce dernier présente Nelcya ainsi :

«Professeur de l’Université française, historienne des Amérindiens et des Etats-Unis, ayant dispensé son savoir de Paris à Vancouver, de New-York à Hanoï, Nelcya Delanoë a également traduit, entre autres, le Roi Sihanouk ou le linguiste Chomsky».

Mais Nelcya s’est distinguée aussi par son livre Poussières d’empires (PUF et Tarik édition), une enquête sur ces soldats marocains engagés par l’armée française dans la guerre d’Indochine, dont une grande partie a regagné leur pays, avec leurs femmes et leurs enfants, aux débuts des années du siècle dernier (voir portrait).

Commentaire de Nelcya Delanoe la Petite-Fille de Eugenie.

NELCYA DELANOE septembre 03, 13:05

Merci de cet article fort bien documenté. Permettez-moi, puisque ma grand-mère, mon père et moi-même sommes l’objet de ce travail, d’ajouter une précision importante: Eugénie était juive polonaise. Bien que mariée à Pierre Delanoë, médecin pasteurien français, auquel El Jadida a aussi donné un nom de rue, elle fut dédiée de l’Ordre des Médecins français de Rabat, conformément aux lois antisémites de Pétain et de son “Etat français.” Sa biographie complète est retracée dans mon livre La Femme de Mazagan, publiée chez EDDIF dont voici ci-bas un compte-rendu a travers un article publié dans l’Opinion:

Source: La Vie Economique, 17 Septembre 2015
Said El Mansour Cherkaoui 2/4/2018


Sélection de quelques Publications du Dr. Said El Mansour Cherkaoui

L’autre Madame Chabo: Sol Ohayon – Lalla Mi Kabla

Sol Ohayon ★ Soleil de Hayat de Mazagan ★ El Jadida ★ Maroc

Sens de Naissance a Mazagan et Femme Sage de l’Existence a El Jadida Lalla Sol Ohayon, Mi Kabla de notre Cité Commune: Mazagan – El Jadida, Doukkala – Maroc Said El Mansour Cherkaoui 5 / 4 / 2017 – Said El Mansour Cherkaoui, Oct 11, 2019 Bonjour Emile Ohayon MISSION ACCOMPLIEMISSION ACCOMPLISHED ​Emile Ohayon, Frère d’Eli…Lire la Suite →




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Première Sélection de quelques Publications du Dr. Said El Mansour Cherkaoui sur le Judaïsme Marocain dans Made in Mazagan Mémoires d’El Jadida


Enfin, voila une seconde publication que j’ai réalisé sur le même sujet et cela dans mon propre journal en ligne et la date de publication est le 5 Mars 2015 quelques mois après ma première publication sur le même sujet

La Femme de Mazagan », Eugénie Rubinsteïn-Delanoë, la première femme médecin au Maroc


Articles Correspondants Rédigés par Said El Mansour Cherkaoui y compris ceux retraçant notre Mémoire Judaique publiés dans Made in Mazagan Memoires d’El Jadida


Liste de mes écrits et analyses publiés dans El Jadida Scoop:

Search Results sur les Publications de Said El Mansour Cherkaoui dans le Journal El Jadida Scoop

Dr. Said El Mansour Cherkaoui: Le « Mal Développement » et la Stratégie de la « Mal Mondialisation » du Maroc

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Ce n’est pas en construisant des Shopping Malls que l’on réussit son développement. Lorsqu’on regarde l’Histoire récente de l’économie marocaine, vu sa situation par rapport a l’Europe en premier et comme maillon de transition vers l’Afrique et même le Moyen Orient, on trouve qu’elle a toujours été acculée a répondre et a s’adapter aux exigences extérieures et a se défendre contre les appétits des opérateurs internationaux.    Conséquences de ce phénomène extraverti, c’est que le Maroc n’a point réussi a s’intégrer localement et régionalement par rapport a son intérieur et…Non classé


Saïd El Mansour Cherkaoui – Le Maroc et le Développement de certains secteurs économiques dans le monde : Une Profession d’Apprenti Global… un Suivisme Dépassé.

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Said El Mansour Cherkaoui Le Maroc s’est attelé a une locomotive dont l’itinéraire et la destination ne sont nullement présents sur la carte Marocaine. Les plans et les visées de cet itinéraire sont inscrit dans une globalisation assidue des unités productives basée sur une rémunération de l’apport productif en fonction des marges de profit calculées sur des échelles comparatives entre les pays possédant ressources humaines relativement similaires au niveau de la qualification professionnelle. La stratégie Productive de la Division Internationale du Travail Technologique : Effectivement, l’autre dimension déterminante dans le choix…Divers


Said El Mansour Cherkaoui parle de la Dream Team jdidie du handball : L’EJUC des années soixante et soixante dix

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Said Cherkaoui nous ouvre son cœur, pour nous  parler de cette grande équipe jdidie du hand des années soixante et soixante dix, mais aussi des grands joueurs l’ayant composé et des diverses techniques travaillées  d’arrache-pied au cours des entraînements, pour  s’améliorer et hausser son niveau et celui du club. Un réel plaisir de l’écouter et de le lire. Said El Mansour Cherkaoui joignant l’utile à l’agréable (Muraille de Chine) «  D’abord il y a Sidi Ahmed Bouafi, l’Aigle des Collines de Bouchrit, à deux pas de l’Alcôve de son propre…Divers


Arrêt sur Image : Said El Mansour Cherkaoui, commente pour nous, une photo de la fameuse équipe jdidie du Hand des années soixante : l’EJUC

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 Si Ahmed Bouafi  était le Maître de ma destinée sportive et Handballeuse, c’est aussi le Mari de ma Sœur i et le Père de mes neveux et nièces d’El Jadida. Mon autre Maître à Jouer, n’est autre que Dehbi Ezzhar, notre  Entraîneur à l’époque, Formateur et Compagnon du Handball de notre Génération. Sur cette photo, on y distingue : feu Hanbali Driss, Ez zhar Mohamed Dehbi et moi (Said El Mansour Cherkaoui)  entourant ces deux co-équipiers et aussi les  deux coqueluches que j’appréciai énormément au sein de notre équipe.. Comme témoigné ci-dessus,…Divers


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Par: Said El Mansour Cherkaoui Larbi Mouissa  se distingue par une longue carrière handbalistique et footballistique entamée en 1965 et qui prit fin en 1975  avec le FUS de Rabat. Une carrière de footballeur entre 1970 et 1975 au sein du  Maghreb de Fès  et le Wydad Athlétique Club de Casablanca en 1977. Tout au long ce temps, Larbi Mouissa a fait grand étalage de sa classe. Un talent hors-pair qui lui a valu une place de titulaire, puis de  leader, aussi bien en équipe nationale  de Football que de…Sport

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Dr. Said EL Mansour Cherkaoui Qu’est-ce que le développement durable ? « Le développement durable consiste à améliorer la qualité de vie en protégeant la santé des citoyens, la préservation de l’environnement, a travers la poursuite et la consolidation de l’efficacité dans l’utilisation des ressources humaines, naturelles, économiques et financière afin d’établir des bases solides pour la croissance de la compétitivité économique au delà des considérations et des échéances électorales.  Cette stratégie de développement durable est composée et motivée par l’intégration de priorités environnementales, économiques et sociales dans les politiques et…DiversInternational

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Tous les droits d’auteur et de publication écrite ou verbale devrait revenir a Said El Mansour Cherkaoui selon les lois protégeant l’appropriation et l’utilisation sous toutes le formes de publication et de diffusion de ces œuvres publiées ici et ailleurs avec le nom d’auteur de Said Cherkaoui et Said El Mansour Cherkaoui.

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